Conseil de lecture pour cet été n°8

1518336-gf     La vie sans fards, Maryse Condé

Je pensais que Maryse Condé allait ouvrir son cœur dans cette autobiographie pour rétablir la vérité sur son parcours et écailler un peu  le vernis. Mais non ! Elle va beaucoup plus loin: elle y met ses tripes! C’est l’un des points forts de son  roman publié en 2012 aux éditions Lattes: La Vie Sans Fards (éditions Pocket depuis juin 2014).

C’est sans concession qu’elle revient sur son histoire et c’est avec beaucoup d’émotions que j’ai découvert une femme blessée et une battante. J’ai appris avec stupeur ses rapports compliqués avec ses enfants mais aussi avec l’Afrique ou encore avec les hommes.

J’ai été bouleversée par le regard que Maryse Condé porte sur son rôle de mère, l’amour dur à exprimer, l’abandon, tout ce que son premier amour lui a fait subir avant de la quitter pour sauver Haïti. A mon avis, c’est suite à cette terrible expérience qu’elle verrouille son cœur même à ses enfants.

Page après page je me suis demandée comment elle faisait pour rester debout, digne, sans perdre espoir, sans sombrer. Elle reste fidèle à elle même malgré tout. Cela réveille des questions que nous devrions tous nous poser : Qu’est-ce qui fait notre identité? Est-ce d’où l’on vient? Est-ce où l’on vit ?

Maryse Condé signe une belle leçon de vie

Maryse Condé retrace avec précision l’Histoire de l’Afrique des guerres de décolonisation. Je me suis laissée embarquer au cœur des coulisses de l’Histoire avec un grand H, auprès des hommes qui ont participé à cette période pour mieux comprendre les révoltes, les coups d’état, les manipulations…

Cette lecture a éclairé sous un nouveau jour toute son œuvre, à chaque ouvrage qu’elle a écrit correspond un événement marquant de sa vie, comment ne pas relire SégouLe cœur à rire et à pleurer ou encore Moi, Tituba sorcière sous un autre jour?

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Une réflexion au sujet de « Conseil de lecture pour cet été n°8 »

  1. c’est drôle, Maryse Condé, j’y ai pensé cette semaine en lisant un roman adolescent qui parlait des sorcières de Salem « Conversion » de Katherine Howe. Je repensais sans cesse à Moi tituba sorcière….Rêve amers que Maryse Condé a publié en jeunesse m’avait bouleversé lorsque je l’avais lu…

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