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Guest de l’été, N° 3

91aNfqQBCuLPour cette troisième chronique des « guest de l’été », j’ai le plaisir de recevoir Muriel du blog livrons-nous. Un blog actif sur les lectures que fait Muriel mais aussi ses photos, son club de lecture ( dont je fais partie 😉 )et les sorties culturelles qu’elle fait ; je vous invite notamment à lire ses comptes rendus des conférences d’Alain Mabanckou au Collège de France. Trève de blabla je lui laisse la parole :

 » Les Valeureux d’Albert Cohen est un livre  réjouissant par son humour et sa langue inventive qui accompagnent les personnages, les magnifient  sans jamais les ridiculiser. J’aime les accents bibliques des dialogues, le lyrisme présent jusque dans les insultes que s’échangent les personnages ! Le passage qui me ravit est celui de la leçon de séduction amoureuse de Mangeclous, qui s’improvise recteur et professeur de l’Université supérieure et philosophique de Céphalonie. Il détaille toutes les étapes de la séduction lente et soignée et de la séduction rapide ( utilisée seulement dans les cas de grande urgence). Texte à lire et à partager à haute voix, pour sa beauté et sa drôlerie. Une lecture de plage sans aucun doute ! « 

Les Valeureux / Folio Gallimard / 8,20 €

Verre Cassé

mabanckou_verrecasseVerre cassé d’Alain Mabanckou aux éditions Points

On ne présente plus le désormais très célèbre Alain Mabanckou. Outre ses fonctions universitaires à UCLA, sa chaire de création artistique au collège de France, c’est un immense auteur, récompensé par de nombreux prix littéraires et par le public qui le suit depuis plus d’une dizaine d’années. Prix des cinq continents de la Francophonie, je garde de Verre cassé un souvenir de lecture immuable.  En effet son héros éponyme fréquente un bar nommé « Le crédit à voyager » tenu par l’Escargot Entêté. Le patron de ce bar miteux va demandé à Verre Cassé d’établir le portrait des clients qui fréquentent le bar. Cela va donner naissance à une suite de portraits tous plus haut en couleur les uns que les autres. Il y a une veine oulipienne dans l’écriture de ce roman, je vous en laisse la surprise.  Alain Mabanckou nous fait un plaisir immenses en cachant au gré du texte des références littéraires. Ce roman est un pépite littéraire, un bijou qu’on offre à toutes occasions. Une lecture qui ce partage de Brazzaville à Paris ou de Los Angeles à Reykjavík. Hâte de lire vos commenatires.