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SOIRÉE LECTURE #5

Le choix du titre présentait la contrainte suivante : le titre devait comporter le mot temps.

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Sandrine a ouvert la soirée avec le roman de Martin Suter Le temps, le temps aux éditions Points. Choisi car elle ne connaissait pas l’auteur et voulait le découvrir. Grand auteur Suisse allemand Martin Suter a aussi écrit Small World, Un ami parfait ou encore Lila Lila. Non seulement il y a bien le mot temps dans le titre mais en plus l’intrigue du roman est basé sur une théorie selon laquelle le temps n’existe pas. « Jamais je n’aurais pensé lire un livre entre science fiction et policier aussi troublant. »La lecture a demandé de l’énergie et de la pugnacité à Sandrine. Ce qui l’a le plus « agacé » c’est qu’il faut attendre la dernière page du livre pour savoir si cette théorie fonctionne. Tout le roman est basé sur l’élaboration de cette théorie. Deux voisins, veufs tous les deux, vont essayer de mettre tout en oeuvre pour reproduire la journée du 11 octobre 1991, date à laquelle la femme de Knupp (le plus âgé des des deux hommes, est morte). Quasiment tout le roman déroule phase après phase comment ils vont reproduire cette journée dans les moindre détails, du décor de la maison, au paysage, en passant par le jardin des voisins ou encore les voitures garées ce jour là sur le parking. Toute l’ingéniosité et la persévérance qu’il leur faut montrer pour ce projet sont décrites avec minutie. Ce que Sandrine a le plus aimé c’est l’écriture fluide et détaillée ainsi que l’idée originale du roman.

Mika a enchaîné la soirée en nous présentant Le fracas du temps de Julian Barnes paru chez Folio.Sous ce titre magnifiquement bruyant se cache en réalité une biographie de Dimitri Chostakovitch le célèbre compositeur Russe du XX siècle. C’est un livre sur le tiraillement entre son génie artistique et le poids de la pression politique. On y parle de création. Le roman commence sur une image très forte où l’on voit le personnage principale attendre sur son pallier. Il attend de se faire arrêter par la police de Staline. Dès le début on sent une tension dramatique. C’est suite a une représentation de Lady Mcbeth devant Staline et certains hauts fonctionnaires qu’il attend de se faire arrêter. En effet les critiques fusent depuis ce jour. Ce compositeur joué sur la scène internationale et jamais en Russie est un paradoxe. Ce que Mika a trouvé intéressant c’est cette confrontation entre création et pression politique. Maëva nous rappelle que dans Opéra de Paris, toute une histoire paru chez Larousse, il est fait mention de ce paradoxe et de cette histoire de Chostakovitch.

Maëva a suivi avec Maintenant qu’il fait tout le temps nuit sur toi de Mathias Malzieu aux éditions J’ai lu. Pour ceux qui le saurait pas encore Mathias Malzieu est aussi le chanteur du groupe Dyonisos. Le livre commence par le décès de la mère du personnage principale Mathias. Maëva trouve que l’auteur dit très bien la douleur, la perte et avec une grande justesse tous les moments d’après le deuil dont ton ne parle jamais comme le retour à la maison, le quotidien d’après l’enterrement. L’histoire se passe sur une année. Le héro va faire la rencontre d’un géant qui va l’aider à faire son deuil. C’est plein de poésie, d’images et de métaphores. Il y a des références aux univers de Lewis Caroll et de Tim Burton. « J’ai beaucoup apprécié les métaphores du vide mais il y en a trop. »

Pierre-Élie a conclu la soirée en nous présentant La griffe du temps de Judith Lyon-Caen publié à la Nrf Gallimard. C’est un essai qui raconte ce que l’histoire peut dire de la littérature. Pierre-Élie adore cette autrice, et ce de plus en plus. Elle essaye de voir ce qu’il y a d’histoire dans le roman en se basant sur la nouvelle de Barbey d’Aurevilly La vengeance d’une femme. Le mot griffe dans le titre fait référence à un passage où dans la chambre il y a un animal exotique pourvu de griffe. À travers cette image de la colonie et de l’agressivité animale l’autrice nous dit que l’auteur nous parle ainsi de la vengeance de cette femme. Une autre anecdote est qu’un homme en passant devant une galerie d’art voit une oeuvre qui le fait penser à un rêve obscène, l’autrice nous interroge : qu’est-ce qu’un rêve obscène en 1840 ?

Ont été évoqués :

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ACHATS DU JOUR BONJOUR LES VACANCES !

Bonjour à tous,

Je viens de passer à la Fnac des Halles, l’antre de la tentation. Partie pour quelques jours de repos à la campagne j’ai fait un stock de lectures qui manquaient à ma culture générale ou des titres que j’avais envie de lire depuis longtemps.

Vous avez lu quoi dans cette pile-pal ? Je vais sûrement relire pour la quatrième fois Les 5 blessures qui empêchent d’être soi-même de Lise Bourbeau chez Pocket, déjà dévoré 3 fois donc…Oui j’assume !

La tresse, La bâtarde d’Istanbul et Mes étoiles noires sont des titres qui me tournent autour depuis plusieurs années, je profite donc de cette mise au vert pour y jeter un œil ou peut-être même vais-je me faire happer …qui sait ? Je n’en demande pas plus !

Le tremblement de Chimamanda Ngozi Adichie. Je n’ai pas pu résister à lire des nouvelles (j’adore ce genre littéraire pourtant peut priser dans notre pays), et en plus d’une autrice dont j’admire le style et les idées. Donc affaire à suivre…

Congo d’Éric Vuillard car j’adore ce qu’écrit cet auteur. J’avais été stupéfaite par La tristesse de la Terre que je recommande vivement à tous ceux qui voudrait découvrir un auteur et son univers qui se place toujours du côté où on ne l’attend pas, celui des opprimés, un style, une voix.

Le goût du printemps aux éditions Mercure de France, c’est pour le sujet, cette collection que j’adore, et pour les jours gris de mon séjour. Je suis sûre d’y trouver des plumes lumineuses qui égayeront les journées de pluie. Si vous ne connaissez pas le concept de cette collection, c’est simple : une thématique dirigée par une personne différente à chaque fois, qui sélectionne des textes classiques ou pas sur le sujet choisi. Idéal pour lire sur des destinations qui vous tentent par exemple. Pour cet opus c’est Jacques Barozzi qui a choisi des textes de Pessoa, Charles Juliet ou encore Boccace, Milan Kundera. Hâte de le dévorer !

Le magazine Psychologies car j’achète toujours un magazine quand je pars en vacances, c’est le signe de détente ultime ! Le DVD de Bohémian Rhapsody pour offrir et les mots fléchés pour faire marcher le ciboulot …

Voilà, je suis prête pour 2 semaines à la campagne. Ma Terre du Milieu à moi !

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@linstantlivre

Guest de l’été, N° 3

91aNfqQBCuLPour cette troisième chronique des « guest de l’été », j’ai le plaisir de recevoir Muriel du blog livrons-nous. Un blog actif sur les lectures que fait Muriel mais aussi ses photos, son club de lecture ( dont je fais partie 😉 )et les sorties culturelles qu’elle fait ; je vous invite notamment à lire ses comptes rendus des conférences d’Alain Mabanckou au Collège de France. Trève de blabla je lui laisse la parole :

 » Les Valeureux d’Albert Cohen est un livre  réjouissant par son humour et sa langue inventive qui accompagnent les personnages, les magnifient  sans jamais les ridiculiser. J’aime les accents bibliques des dialogues, le lyrisme présent jusque dans les insultes que s’échangent les personnages ! Le passage qui me ravit est celui de la leçon de séduction amoureuse de Mangeclous, qui s’improvise recteur et professeur de l’Université supérieure et philosophique de Céphalonie. Il détaille toutes les étapes de la séduction lente et soignée et de la séduction rapide ( utilisée seulement dans les cas de grande urgence). Texte à lire et à partager à haute voix, pour sa beauté et sa drôlerie. Une lecture de plage sans aucun doute ! « 

Les Valeureux / Folio Gallimard / 8,20 €

Guest de l’été, N° 5

9782070445523Sukkwan Island de David Vann aux éditions folio

Sébastien est poète, artiste peintre et grand lecteur. Je vous laisse découvrir son blog ici, et lui laisse la parole :

 » Un vrai roman. Brut, efficace, où l’espoir n’apparait jamais réellement, mais quelle style, quelle écriture ! Un père et son fils à l’histoire compliquée font face avec les moyens du bord à une nature impitoyable. Une sorte dInto The Wild familial, où l’on a l’impression que quelque chose est là, autour, qui observe. Mais est-ce seulement la forte présence naturelle qui est à l’origine de ce sentiment?

Il n’est pas possible de deviner à l’avance les différents événements qui vont survenir.

Mais l’on sent dès le départ que quelque chose rôde en silence, là, tout prêt…   »

Sukwan island / Folio /  7,10€

Haroun et la mer des histoires

 

Rushdie-Haroun.inddUne lecture qui fait du bien, un indispensable !

Folio a eu l’excellente idée de republié en 2010 un chef d’oeuvre de la littérature : Haroun et la mer des histoires de Salman Rushdie. Il est des livres qui marquent éternellement votre vie de lecteur, et bien Haroun et la mer des histoires en fait parti. Conseillé par une amie libraire qui réclamait sa reparution depuis des années, je me suis jetée à corps perdu dans cette histoire fabuleuse et extraordinaire. En effet, Haroun, s’apercevant que son père conteur a perdu son inspiration, décide alors de partir à la recherche de celle-ci dans un pays merveilleux. Un tas d’aventures et de rencontres lui arrivent. Drôle et touchant c’est un livre que je conseille encore aujourd’hui avec une joie folle. Une ode à la liberté de création !