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ACHATS DU JOUR BONJOUR LES VACANCES !

Bonjour à tous,

Je viens de passer à la Fnac des Halles, l’antre de la tentation. Partie pour quelques jours de repos à la campagne j’ai fait un stock de lectures qui manquaient à ma culture générale ou des titres que j’avais envie de lire depuis longtemps.

Vous avez lu quoi dans cette pile-pal ? Je vais sûrement relire pour la quatrième fois Les 5 blessures qui empêchent d’être soi-même de Lise Bourbeau chez Pocket, déjà dévoré 3 fois donc…Oui j’assume !

La tresse, La bâtarde d’Istanbul et Mes étoiles noires sont des titres qui me tournent autour depuis plusieurs années, je profite donc de cette mise au vert pour y jeter un œil ou peut-être même vais-je me faire happer …qui sait ? Je n’en demande pas plus !

Le tremblement de Chimamanda Ngozi Adichie. Je n’ai pas pu résister à lire des nouvelles (j’adore ce genre littéraire pourtant peut priser dans notre pays), et en plus d’une autrice dont j’admire le style et les idées. Donc affaire à suivre…

Congo d’Éric Vuillard car j’adore ce qu’écrit cet auteur. J’avais été stupéfaite par La tristesse de la Terre que je recommande vivement à tous ceux qui voudrait découvrir un auteur et son univers qui se place toujours du côté où on ne l’attend pas, celui des opprimés, un style, une voix.

Le goût du printemps aux éditions Mercure de France, c’est pour le sujet, cette collection que j’adore, et pour les jours gris de mon séjour. Je suis sûre d’y trouver des plumes lumineuses qui égayeront les journées de pluie. Si vous ne connaissez pas le concept de cette collection, c’est simple : une thématique dirigée par une personne différente à chaque fois, qui sélectionne des textes classiques ou pas sur le sujet choisi. Idéal pour lire sur des destinations qui vous tentent par exemple. Pour cet opus c’est Jacques Barozzi qui a choisi des textes de Pessoa, Charles Juliet ou encore Boccace, Milan Kundera. Hâte de le dévorer !

Le magazine Psychologies car j’achète toujours un magazine quand je pars en vacances, c’est le signe de détente ultime ! Le DVD de Bohémian Rhapsody pour offrir et les mots fléchés pour faire marcher le ciboulot …

Voilà, je suis prête pour 2 semaines à la campagne. Ma Terre du Milieu à moi !

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@linstantlivre

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SOIRÉE LECTURE #3

« Il paraît qu’un jour on se réveille affamés de ne pas avoir été ce que l’on souhaite. »

Le choix du livre présentait une contrainte : que le titre contienne un prénom de femme !
Sandrine a ouvert la soirée en évoquant Mary Poppins, la maison d’à côté de Pamela L Travers, aux éditions Castor Astral.
Les textes sont inédits, c’est la première fois qu’ils sont traduits en français.
C’est tout d’abord un magnifique objet – « ce n’est pas qu’un livre », dira Sandrine – , à la mise en page très soignée, tout de doré et bleu, très joliment illustré. Sandrine trouve que c’est un régal à lire grâce aux mille et uns détails de mise en page qui rendent la lecture savoureuse.
« Je n’ai jamais écrit pour les enfants » ouvre ce livre qui contient plusieurs textes : une préface du traducteur qui explique comment Pamela Travers a écrit Mary Poppins, puis « la Maison d’à côté » et l’histoire de Mary Poppins, celle que nous connaissons par le dessin animé de Walt Disney et du récent film de Rob Marschall avec Emily Blunt. Sandrine a lu « la Maison d’à côté » : il y est question d’une maison vide, le numéro 18 de l’avenue des Cerisiers, à propos de laquelle tout les habitants de la rue imaginent ce qu’ils veulent, y voient chacun quelque chose de différent… Il y a les mêmes personnages que dans Mary Poppins, dont les petits Michael et Jane. Un jour, une vieille et méchante femme, Mademoiselle Andrews (l’ancienne nounou des parents de Michael et Jane), s’installe au numéro 18 avec un petit garçon qui s’occupe d’elle absolument tout le temps, Luti. Ce petit garçon est dit venir des îles des Mers du Sud et a dû quitter ses parents. Un jour, pendant que Mademoiselle Andrews fait la sieste, il rencontre Michael et Jane, qui sympathisent avec lui, puis plus tard, Mary Poppins. Grâce à elle, à un oncle qui vit dans la Lune,…il retrouvera les îles des Mers du Sud et ses parents… pendant que la méchante Mademoiselle Andrews sera condamnée à lire des BD pour enfants !
Un joli conte pour Sandrine, et un si beau livre !
Maëva a évoqué l’Héritage d’Esther de Sandor Marai, au Livre de poche éditions. Une femme, Esther, dans la fleur de l’âge, apprend qu’un ancien amant, qu’elle a passionnément aimé, revient lui rendre visite. Elle vit depuis des années avec Nounou, qui s’occupe d’elle depuis toujours et qui a vu la blessure qu’a laissé cet homme chez Esther. Depuis cette annonce et jusqu’à la venue de Lajos, une véritable tension dramatique s’installe : qu’a-t-il fait pour laisser de telles marques ? On apprend qu’il a volé la jeune femme… Pourquoi ? dans quelles circonstances ? Depuis, Esther vit dans l’attente, comme si elle vivait sans vivre vraiment. Mais quel pouvoir certaines personnes peuvent-ils avoir sur nous ?
Lajos revient, pour « réparer », mais répare-t-on vraiment le mal que les gens qu’on a aimés font ?
Esther est un personnage attachant, fragile, qui intrigue tout au long du livre.
Un texte agréable, et très bien traduit, au rythme et à la précision tendue.
Maëva évoque également Vigile de Hyam Zaytoun aux éditions Le Tropde : un livre formidable, qui ébranle et bouleverse, si court et si bien écrit.
Mika évoque Antonia de Gabriella Zalapi – journal 1965-1966, paru aux éditions ZOE. Il s’agit du premier livre d’une artiste plasticienne. Ayant des origines anglaise, italienne et suisse, Gabriella Zalapì s’est inspirée de sa propre généalogie pour composer ce premier roman parsemé de (fausses) photographies de famille. En Sicile, entre 1965 et 1966, Antonia est l’épouse d’un notable depuis ses vingt ans et exprime dans son journal tout le malaise que lui inspire la bonne société qu’elle côtoie. Elle est une « perfect housewife », a un fils qu’elle a du mal à aimer, et est étouffée par tous les compromis qu’elle est contrainte de faire tous les jours. A la mort de sa grand-mère, elle reçoit des photographies, lettres et carnets qui l’incitent à explorer le passé de sa famille marqué par l’exil et a commencé son émancipation. Au fil des textes qui « se lisent comme des poèmes » selon Mika, Antonia se constitue en tant que personne, l’écriture servant avant tout la connaissance de soi.
Mika a aimé la simplicité de l’écriture qui n’empêche pas une justesse et une violence des images : Antonia parle de ses « journées-lignes » pour évoquer ces journées monotones où il ne se passe rien ou écrit : « Il paraît qu’un jour on se réveille affamés de ne pas avoir été ce que l’on souhaite. »

La vie d’une autre

La vie d'une autreLa vie d’une autre de Frédérique Deghelt aux éditions Le Livre de Poche.

Ce livre est un coup de cœur depuis 2010. Je suis partie en vacances avec deux de mes amies, il a fait le tour de nous trois en moins de deux. J’ai même pas pu récupérer mon exemplaire tellement la dernière à l’avoir lu y avait surligné, noté, griffonné des notes. C’est une lecture addictive que nous propose Frédérique Deghelt.

Une histoire passionnante d’une femme qui pourrait être notre amie,  à qui il arrive une aventure hors du commun. En effet notre héroïne fête son premier emploi avec des amis, rentre avec un homme et passe la nuit avec. Jusqu’ici rien d’anormal me direz vous. C’est quand le lendemain matin se tournant vers elle il lui dit « Bonjour chérie, aujourd’hui c’est toi qui emmène les enfants à l’école? », que les ennuis commencent. Elle s’aperçoit qu’elle vient de perdre 12 années de sa vie. Qu’est-ce-qui a déclenché cette amnésie? A qui doit-elle en parler? Qui sont ces enfants? Et cet homme ? L’aime-t-elle? Et ce « T » qui revient sans cesse dans son agenda? L’amour résiste-t-il au temps? ….L’auteur nous met au cœur de cette intrigue époustouflante, on ne ressort pas de cette lecture indemne.

Conseil de lecture pour cet été n° 5

la-vie-d-une-autre-frederique-degheltLa vie d’une autre, Frédérique Deghelt

L’héroïne fête son premier emploi avec ses amis, elle rentre accompagnée. Elle se réveille douze ans plus tard …Qui est cet homme qui prétend être son mari? Que s’est-il passé? Pourquoi une amnésie de douze ans? A qui doit-elle en parler? Doit-elle seulement en parler? Qui sont ces enfants? …

Ce roman est déjà un intemporel.

Loin des clichés des histoires d’amour, ce qui m’a énormément plus dans ce roman c’est le questionnement, la recherche, l’énergie qu’on peut passer à savoir qui l’on est. Et la question que tout le monde se pose : est-ce que le temps tue l’amour ?