Archives du mot-clé poésie

JEU RÉBUS LITTÉRAIRE / RÉPONSES

Bonjour à tous !

C’est fini pour cette fois ! Je vous propose donc les réponses aux rébus littéraires :

  1. Le petit prince
  2.  Mange prie aime
  3. Des souris et des hommes
  4. À la recherche du temps perdu
  5. La nausée
  6. Les femmes savantes
  7. Bonjour tristesse
  8. Le rouge et le noir
  9. Les fleurs du mal
  10. L’île mystérieuse
  11. Le vieil homme et la mer
  12. Le seigneur des anneaux
  13. Tristes tropiques
  14. La bicyclette bleue
  15. La nuit des temps
  16. Vipère au poing
  17. Les raisins de la colère
  18. Les fourmis
  19. La carte et le territoire
  20. Poil de carotte
  21. Le mystère de la cambre jaune
  22. L’amie prodigieuse
  23. L’amour dure 3 ans
  24. L’appel de la forêt
  25. Charly et la chocolaterie
  26. Harry Potter
  27. La métamorphose
  28. Le portrait de Dorian Gray
  29. American psycho
  30. Les mains sales
  31. La mare au diable
  32. Les quatre filles du Dr March
  33. Notre Dame de Paris
  34. La disparition
  35. Juste après la vague
  36. Les fleurs du mal
  37. 24 heures de la vie d’une femme
  38. Les dix petits nègres
  39. Le barbier de Séville
  40. Au bonheur des dames

JEU RÉBUS LITTÉRAIRE #3

Bonjour à tous, saurez-vous retrouver les titres de livres qui se cachent derrière des émojis ?

21: 🛏🟨
22: 🇮🇹👭
23: 📆📆📆
24: 📞🌲🌲🌲
25: 🍫🎫🏭🎩
26: 🧙‍♀
27: 👨🏻🦗
28: 👨🏻🖼🧟‍♂
29: 🇺🇸🤪💵🔪
30: 🤲💩

JEU RÉBUS LITTÉRAIRE #2

Bonjour à tous, saurez-vous retrouver les titres de livres qui se cachent derrière ces émojis  ?

10: 🤔🏝
11: 👴🏻🌊
12: 🤴🏻💍
13: 😢🌴
14: 🚲🔵
15: 🌌
16: 🐍👊
17: 🍇😡
18: 🐜🐜🐜
19: 🗺🌎
20: 🧔🏻🥕

JEU RÉBUS LITTÉRAIRE

 

Bonjour à tous !

En cette période de confinement je vous propose un petit jeu de rébus. Saurez-vous retrouver les titres de livres suivant ?

 

1:🤴🏻🌹🌕🦊

2: 🍕🙏😍

3: 🐭🐭👨🏻

4: 🔎⏰

5: 🤢

6: 👩🏻‍🦰👩🏼🧠

7: 🙋‍♀😢

8: 🔴⚫

9: 🌺🌸🌷😈

10: 🤔🏝

SOIREE LECTURE #6

La contrainte était la suivante : le nom d’un aliment devait apparaître dans la 4ème de couverture sauf dan le titre (oui je sais, on est taquin !)

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Sandrine a ouvert le bal avec Moisson de Jim Crace aux éditions Rivages. Dans la 4ème de couverture le mot « poissons  » apparaît. La lecture de ce roman est déroutante, captivante et passionnante car il n’y a ni indication de lieu, ni indication de temps. On imagine par certains détails que l’histoire se passe à une époque féodale, ce qui donne un aspect universelle à ce roman et sans doute sa métaphore du racisme et de la mondialisation. En effet des inconnus s’installent près d’un village replié sur lui-même et vivant du travail de la terre. Lorsqu’un un incendie se déclenche, les coupables sont tout trouvés : les étrangers. Mais c’est aussi l’arrivée d’un nouveau maître qui veut remplacer la culture par l’élevage de moutons. L’écriture fait que le lecteur se sent impliqué. Une belle allégorie de notre monde actuelle avec une montée en puissance de la violence, de la peur et de la convoitise du pouvoir.

Pierre-Élie a pris le relais en nous parlant du Dieu manchot de Saramago (prix Nobel). Dans la 4ème de couverture apparaît un commentaire de journaliste :  » Un chef-d’oeuvre marinant dans les meilleurs piments de la tradition baroque. » Pierre-Élie nous confie que « c’est un Nobel qui fait plaisir », puis nous dit qu’en fait Saramago s’est fait remarquer quand il a décidé de changer stylistiquement. Par exemple de remplacer les points par des virgules et d’allonger considérablement ses phrases. C’est après ce virage stylistique qu’il obtient le Nobel. L’histoire se passe au XVIII ème siècle. Suite à une indiscrétion faite au confessionnal des franciscains se servent de la nouvelle (oui la reine est enceinte !) pour demander au roi d’ériger un monastère, s’il le fait alors la reine lui donnera un enfant. Pierre-Élie a trouvé frappant que l’auteur ai réussi à garder le point de vue de l’époque il a ajouté que le style est émouvant grâce à la narration indirecte libre qui donne des paragraphes à rallonge, mais ça marche très bien !

Maëva a enchaîné e nous parlant de Lulu fille de marin d’Alissa Wenz. Les mot « pain » et « craquelins » apparaissent sur la 4ème de couverture. L’autrice est chanteuse et travail aussi pour le cinéma. Le roman commence par une scène inaugurale un peu troublante d’une mère qui attend que son mari marin rentre, sa fille (Simone) s’inquiète, la mère la rassure. Dans l’entrebâillement de la porte une jeune enfant les observe : Lucienne. Puis le roman s’ouvre et Alissa dévoile que Lucienne est sa grand-mère. Un dialogue va s’engager entre les deux femmes qui va dérouler la vie de Lucienne. Qu’ils soient marins ou aviateurs Lucienne a passé sa vie à attendre les hommes de sa vie, son père ou son mari aviateur. Maëva nous dit que c’est un roman sur les allées et les retours, sur l’attente, les voyages (dans la tête pour Lucienne). C’est une joli texte porté par deux voies singulières, c’est l’histoire de la femme de la Seconde Guerre Mondiale à nos jours, un double portrait saisissant.

Mika a clos la soirée en nous parlant de Quelques-uns de Camille Laurens. Le mot « grain » apparaît sur la 4ème de couverture. C’est un livre sur les mots, de la prose poétique. La préface dit tout son amour pour les mots, son rapport avec ces personnages qu’ils sont. On sent que c’est tissé dans son existence. Chaque chapitre raconte un mot. Jamais, On, Peut-être, Il y a, Rien, Chagrin… L’autrice raconte comment les mots l’ont aidé dans son travail de deuil et les obstacles de la vie. Elle dit : « Les mots sont des souvenirs comme les autres. » Pour Mika c’est un réenchantement des mots simples, c’est dense, ça se relit. Mika nous a lu plusieurs passages exquis, à savourer !

Ont été évoqués :

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Lors de cette soirée (la première de l’année) nous avons décidé de la future contrainte : Lire un livre paru l’année de notre naissance !

Vous avez des idées de contraintes ou défis lectures ?

LA CONFRÉRIE DES CHASSEURS DE LIVRES

La confrérie des chasseurs de livres de Raphaël Jerusalmy aux éditions Actes sud collection Babel

Mon avis : ce roman m’a réconcilié avec la lecture ! En effet depuis quelques mois tous les livres que j’ouvrais me tombais des mains… J’ai adoré être addict à ce titre. En effet, sous couvert de nous raconter une suite à la biographie interrompue de François Villon, Raphaël Jerusalmy nous entraîne dans une intrigue historico-esoterico-policière des plus surprenante, intéressante et jubilatoire. J’ai adoré être menée par le bout du nez de Paris à Florence, de Jérusalem à Rome, et j’en passe. Le duo François-Colin est exquis, tant par la verve de François Villon que le côté molosse de Colin. Un plongeon très réaliste dans l’histoire à ses début de l’imprimerie où le clergé (l’inquisition ?) voit d’un mauvais œil l’arrivée des livres et du savoir pour tous …. À dévorer !

Note de l’éditeur : Le roman de Raphaël Jerusalmy commence là où calent les livres d’histoire. François Villon, premier poète des temps modernes et brigand notoire, croupit dans les geôles de Louis XI en attendant son exécution. Quand il reçoit la visite d’un émissaire du roi, il est loin d’en espérer plus qu’un dernier repas. Rebelle, méfiant, il passe pourtant un marché avec l’évêque de Paris et accepte une mission secrète qui consiste d’abord à convaincre un libraire et imprimeur de Mayence de venir s’installer à Paris pour mieux combattre la censure et faciliter la circulation des idées progressistes réprouvées par Rome. Un premier pas sur un chemin escarpé qui mènera notre poète, flanqué de son fidèle acolyte coquillard maître Colin, jusqu’aux entrailles les plus fantasmatiques de la Jérusalem d’en bas, dans un vaste jeu d’alliances, de complots et de contre-complots qui met en marche les forces de l’esprit contre la toute-puissance des dogmes et des armes, pour faire triompher l’humanisme et la liberté.
Palpitant comme un roman d’aventures, vif et malicieux comme une farce faite à l’histoire des idées, regorgeant de trouvailles et de rebondissements, La Confrérie des chasseurs de livres cumule le charme et l’énergie de Fanfan la Tulipe, l’engagement et la dérision de Don Quichotte et le sens du suspense d’un Umberto Eco.

La confrérie des chasseurs de livre/Raphaël Jerusalmy/Actes sud/Babel/8.70€

NOËL, NOËL, TU VAS VENIR BIENTÔT … Partie 2

Suite des idées cadeaux pour un Noël en poche :

L’île du point Némo / Jean-Marie Blas de Roblès / Points / 8€

 

Pour les amoureux d’aventures en aventures. Impossible à lâcher !

 

Allah n’est pas obligé / Amadou Kourouma / Points / 7€

L’histoire d’un enfant soldat raconté par lui-même. Pour ceux qui veulent s’immerger dans l’histoire de l’Afrique !

 

Uiesh / Joséphine Bacon / Mémoire d’Encrier / 12€

Parce que la vie et vieillir c’est de la poésie et que Joséphine Bacon le décrit à merveille ! Pour tous les amoureux de poésie et de la vie !

 

SOIRÉE LECTURE #1

Le 6 octobre dernier a eu lieu une soirée lecture des plus stimulante. En effet, depuis quelques temps, nous nous réunissons entre amoureux de lecture pour parler de livres. Le principe étant de parler d’une lecture qui nous a marqués et qu’on a très envie de partager.

Pour cette édition c’est Maëva qui nous recevait et nous étions 4 avec Pierre-Élie et Mika, un grand merci donc à Maëva pour nous avoir accueillis .

                                                 

C’est Pierre-Élie qui a commencé à prendre la parole pour nous parler de Si de Lise Marzouk paru aux éditions Gallimard. Pierre-Élie a surtout voulu partager avec nous son désappointement quand à la médiocrité de ce texte qu’il a déjà chroniqué sur son blog. Il reproche à l’auteur le manque de style et de questionnement sur un sujet qui aurait pu être plus amplement traité : le cancer de son enfant. Lise Marzouk normalienne, fait beaucoup de citations issues de la littérature médiévale au XXème siècle, sans réel lien entre les émotions ni aucune hiérarchie. Pierre-Élie dit que d’autres auteurs sont parvenus à écrire des romans splendides sur le sujet avec tout un questionnement relatif à ces situations, comme Philippe Forest dans L’enfant éternel.

Si / Lise Marzouk / Gallimard / 21€

 

                                                   

Ensuite Maëva a parlé de son ressenti de lecture de Ça raconte Sarah de Pauline Delabroy-Allard paru aux éditions de Minuit et dont Pierre-Élie avait fait une chronique. Maëva dit qu’elle n’a pas pu lâché ce texte, que c’est une chose rare. C’est une écriture passionnelle. En deux parties aux rythmes différents. À fond dans la souffrance de la fin d’une histoire. L’autrice joue sur l’écho à commencer par le titre. Énorme coup de cœur !

 

                                                        

C’est Mika qui a pris la relève en parlant de 4,3,2,1 de Paul Auster paru aux éditions Actes Sud. Mika a passé tout l’été avec ce livre de plus de 1000 pages. 4 récits parallèles d’un même personnage issu de l’immigration russe aux États-Unis des années 50 à la fin des années 60. C’est écrit sur le principe du « et si « ; et si le personnage répondait ça au lieu de ça, que ce serait il passé ? Le personnage principale, Ferguson, est un peu l’alter égo de Paul Auster. Mika dit que c’est agréable d’être embarquée dans des histoires, d’êter enveloppée par elles. Le roman traite aussi de comment les éléments de vie influent sur la personnalité

4321 / Paul Auster / Actes Sud / 28€

                                         

Maëva a choisi de parler de Le jour où mon père s’est tu de Virginie Linhart aux édtions Points Seuil. L’autrice est aussi documentariste,et a notamment réalisé un documentaire sur mai 68. C’est la fille de Robert Linhart, acteur de mai 68 fondateur du mouvement maoïste en France. Ce livre est une enquête sur le milieu militant à travers le prisme de la famille et notamment des enfants de ces derniers. Virginie Linhart parle donc de son enfance et essaye de comprendre pourquoi toutes ces familles voilent en éclats, comme la sienne. Elle tente de savoir comment on est enfant dans une famille politique. Que deviennent ces enfants ? Il existe peu de témoignage donc l’autrice est partie à la rencontre de ces personnes. Maëva dit que c’est un livre hyper intéressant d’un point de vue sociologique et politique.

Le jour où mon père s ‘est tu / Virginie Linhart / Points Seuil / 6.50€

 

                                                        

C’est donc moi qui aie clôturé la séance avec le recueil de poèmes de Joséphine Bacon, Uiesh paru aux éditions Mémoires d’encrier. Reçu la veille au soir, je l’ai ouvert et refermé uniquement à la fin de ma lecture. Relu au réveil le lendemain matin. Immense coup de cœur poétique. Un recueil de poèmes vivifiants et lumineux. L’âge de la sagesse, l’héritage de ses ancêtres innus, l’hiver, la nature, les cieux, le vent, sont autant de thématiques abordés avec une puissance implacable ! Nous avons lu chacun plusieurs textes et ce fût un merveilleux moment de partage.

« Je vis la grandeur du vent / Je sens sa beauté / Le vent me prend dans ses bras / Il souffle un air mélodieux / Que j’aimerais écrire. « 

Uiesh / Joséphine Bacon / Mémoire d’encrier / 12€

LA NUIT DU CŒUR

La nuit du coeur de Christian Bobin aux éditions Gallimard

Le livre le plus poétique de la rentrée littéraire. Conques. L’auteur s’y rend et tombe en admiration devant son abbatiale. L’inspiration lui vient du plus loin du XIème siècle et le transcende. Réflexions sur l’écriture, l’inspiration, l’amour se succèdent dans un entrelacs poétique. 104 chapitres comme autant d’étapes pour atteindre l’extase littéraire. Un pur joyau à lire, à relire. Comme le dit si bien Christian Bobin « les livres aimés sont des moulins à prières. » Je valide ! J’ai donc déjà lu et relu, surligé et appris certains passages. SUBLIME !

La nuit du coeur/Christian Bobin/éditions Gallimard/  18€

Une drôle de femme

Une drôle de femme de Leylâ Erbil  chez Belleville éditions

À lire et à offrir sans modération !

Connaissez-vous Leylâ Erbil ? Moi non, et pourtant c’est une auteure incontournable quand on parle de littérature turque. Merci aux éditions Belleville de nous donner à lire en français pour la première fois ce texte écrit en 1971 et d’en avoir pensé les moindres détails pour en faire plus qu’un livre (cadeaux et autres bonus à la fin du roman). Unique romancière à avoir été nommée pour le prix Nobel en Turquie, féministe et socialiste dont la traduction est aujourd’hui recommandée par l’UNESCO et défendue par Aslı Erdoğan :  » J’envie le lecteur qui va découvrir l’une des virtuose de la littérature turque. Leylâ Erbil est une plume hors pair, qui ne connaît ni la facilité, ni le superflu, ni la complaisance. « 

C’est l’histoire de Nermin, jeune étudiante dans les années 50 en Turquie, passionnée de poésie et de littérature ; c’est aussi l’histoire de son père, pêcheur ancien soldat ; c’est aussi l’histoire de la mère de Nermin, la mort de son seul fils, son chagrin et le rapport quelle entretien avec sa seule fille ; c’est aussi l’histoire de la Turquie , ses combats, ses guerres. Chacun prend la parole de manière à nous raconter son point de vue et dans la dernière partie une narratrice prend le relais. L’écriture de Leylâ Erbil est précise et s’adapte suivant les personnages. Ça fait tellement du bien de lire un livre où le lecteur est acteur. Je me suis sentie complètement impliquée dans leurs démarches, leurs épreuves ou leurs émotions. C’est donc une lecture nécessaire et à plus d’un titre. Un roman qui montre comment faire valoir ses opinions dans un pays où la femme ne peut être considérée comme une intellectuelle à part entière, comme une femme éprouvant ses propres désirs, comme une femme simplement, pas une mère, … Leylâ Erbil fait de Nermin une héroïne complexe, balancée entre son combat de femme et de combattante pour son peuple avec ses idéaux communistes. Incontournable !

Il y aurait tant à dire sur ce texte…Le mieux est de vous laisser le découvrir.

 

Une drôle de femme/Leylâ Erbil/Belleville éditions/20€