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Merci Simone, Mona et Elizabeth !

Voilà plus d’un an que je n’ai rien publié, mais j’ai lu, beaucoup ! Cette année j’ai lu Les mémoires d’une jeune fille rangée de Simone de Beauvoir, livre trouvé dans une des boîtes à livres de mon quartier, dans une édition au Livre de poche datant de 1968. Les mots de Jean-Paul Sartre(dans sa version actuel chez Folio Gallimard) était collé à ce dernier, je n’ai pas voulu les séparer alors j’ai pris les deux. Que du bonheur de lecture ! Du coup j’ai voulu découvrir plus avant ce que cette autrice avait vécu, lu, rencontré et écrit. J’ai donc plongé dans La force de l’âge. Toutes ces lectures m’ont beaucoup apporté intellectuellement, politiquement et personnellement. J’ai acheté Le deuxième sexe mais ne m’y suis pas encore attaquée, on ne parle plus de mémoires mais d’essai, je me laisse un peu de temps.

Ma route à croisé le chemin de la grande Mona Chollet pendant le confinement où j’ai lu Chez soi, que j’avais vu traîner sur la table d’une de mes voisines et qui, en lisant la quatrième de couverture m’avait intrigué. Une révélation sur le cocon qu’est mon « chez moi ». J’ai aussi réalisé combien il est important de ce protéger du mon de extérieur parfois (à ma guise en fait), pour ne pas subir ses agressions. De laisser entrer le monde dans mon nid via internet (ou pas). écrit en 2015 on était loin du confinement et pourtant cette lecture à eu une résonance particulière pour moi et m’a beaucoup aidé à affronter cet évènement.

J’avais beaucoup entendu parlé de Sorcières et Réinventer l’amour, comment le patriarcat sabote les relations hétérosexuelles, tous deux parus aux éditions de la Découverte, j’ai donc investi et commencé par celui qui me préoccupait le plus, devinez … Réinventer l’amour, comment le patriarcat sabote les relations hétérosexuelles. A titre totalement personnel ce livre m’a ouvert les yeux sur beaucoup de points. Notamment sur l’objectification du corps de la femme, de mon corps. Ce qui me plaît aussi beaucoup c’est sa façon d’écrire. J’ai l’impression de parler à une amie ou plutôt j’ai l’impression qu’une amie me parle, il y a quelque chose de spontanée et d’intime dans sa façon d’écrire et de s’adresser au lecteur. J’écris biens au lecteur et non pas à la lectrice. En effet il ne s’agit pas là d’une lecture réservée aux femmes mais bien aux acteurs de la relation hétérosexuelle.

Mona Chollet fait référence a beaucoup d’articles de presse, d’essais, de romans mais aussi de blogs, c’est un vrai travail de fourmi qui nous ai donner à lire. Du coup j’ai acheté tous les livres cités d’Elizabeth Gilbert ,oui l’autrice de Mange, prie, aime adapté au cinéma avec Julia Roberts et décrié par certains comme un roman à l’eau de rose, celui-là donc de cette autrice là donc), et sur les conseils de Mona Chollet j’ai commencé par Comme par magie qui est un essai sur la créativité. Qu’est-ce qu’on en fait ? Que peut-on lui demander, ou pas ? Pourquoi moins de femmes se sentent légitimes dans les métiers de la créativité ? et bien d’autres choses. Lecture très intéressante qui me permet aujourd’hui d’écrire ses lignes et de reprendre mon blog un an après. Donc Merci Mona et merci Elizabeth ! Dans ma pal il y a aussi deux autres titres de Mme Gilbert Au bonheur des filles et L’empreinte de toutes choses, toujours conseillers par Mme Chollet.

Et vous que lisez vous ?

Sorcières/Mona Chollet/La Découverte/19€

Réinventer l’amour, comment le patriarcat sabote les relations hétérosexuelles/La Découverte/19€

Chez soi/Mona Chollet/La Découverte/11€

Comme par magie/Elizabeth Gilbert/Le livre de poche/7,40€

Au bonheur des filles/Elzabeth gilbert/Le livre de poche/8,90€

L’empreinte de toutes choses/Elizabeth Gilbert/Le livre de poche/8,90€

Les mains dans les poches

Les mains dans les poches de Bernard Chenez aux éditions Héloïse D’Ormesson

L’auteur nous propose de partager des instantanés de sa vie. D’enfant à l’âge adulte, des moments comme des clichés qu’on regarderait de plus près en essayant d’en déchiffrer les détails. La force de ce texte réside dans la capacité de l’auteur à dire énormément de choses, à exprimer beaucoup d’émotions en si peu de mots, des mots justes et précis. Un texte court et fort. C’est l’histoire d’un enfant qui devient adulte qui découvre ses premiers émois. C’est aussi l’histoire d’un homme, des hommes qui se rebellent dans une France agitée de mai 68. C’est le regard d’un enfant sur les mains noueuses de son père. C’est aussi l’histoire des gens simples, des ouvriers, des étudiants. Vous l’aurez compris j’ai été beaucoup touchée par ce texte.

Les mains dans les poches/ de Bernard Chenez /éditions Héloïse D’Ormesson/  €

Du yoga, des émotions mais surtout une histoire de fils

Yoga d’Emmanuel Carrère est un fourre tout incompréhensible des impressions de l’auteur sur son nombril et la méditation, mais surtout sur son nombril. Le premier tiers voué au yoga et à la méditation est intéressant mais c’est tout ! De là à le mettre dans la première liste du Goncourt….je trouve que c’est lui donné beaucoup trop d’importance. Le seul point positif de ce roman égocentré c’est l’écriture ; là je ne peux pas nier que c’est bien écrit, c’est fluide. Mais le côté petit bourgeois dépressif loin des réalités des tremblements du monde…j’accroche pas. Passer du yoga au terrorisme sans oublier sa dépression et les réfugiés sur une île grecque…Alors que j’avais adoré D’autres vies que la mienne maintenant disponible en poche aux éditions Folio, je n’accroche pas du tout sur Yoga.

22€/400 pages

Les émotions de Jean-Philippe Toussaint que dire … Je suis très mitigée…L’intérêt que j’y ai trouvé est qu’il ne prend pas le lecteur (ou la lectrice que je suis en tout cas) pour un idiot (e). En effet le récit est totalement déconstruit chronologiquement. Il fait des va-et-vient entre plusieurs périodes. Mais quand j’ai refermé le livre je me suis dit : tout ça pour ça !?!

18.50€/134 pages

Et le meilleur pour la fin Histoire du fils de l’inimitable Marie-Hélène Lafon paru aux éditions Buchet Chastel. Cette autrice (oui je dis autrice et le revendique !) que si tu n’as jamais lu je t’invite à découvrir. Elle m’inspire énormément de respect, elle a le don de parler des gens, des vrais, des taiseux, des paysans, des gens de la campagne, du Cantal en particulier. Il y a tellement de scènes de petites choses de la vie (le bain dans la cuisine, les chaussons sous les chaussettes,…) décrites avec une plume qu’elle seule maîtrise. Je suis au plus près des personnages avec elle, au coin du fourneau dans la cuisine et je regarde, en spectatrice, leurs histoires se dérouler. Pour moi c’est une autrice à Goncourt (elle !).

15€/106 pages

JEU RÉBUS LITTÉRAIRE / RÉPONSES

Bonjour à tous !

C’est fini pour cette fois ! Je vous propose donc les réponses aux rébus littéraires :

  1. Le petit prince
  2.  Mange prie aime
  3. Des souris et des hommes
  4. À la recherche du temps perdu
  5. La nausée
  6. Les femmes savantes
  7. Bonjour tristesse
  8. Le rouge et le noir
  9. Les fleurs du mal
  10. L’île mystérieuse
  11. Le vieil homme et la mer
  12. Le seigneur des anneaux
  13. Tristes tropiques
  14. La bicyclette bleue
  15. La nuit des temps
  16. Vipère au poing
  17. Les raisins de la colère
  18. Les fourmis
  19. La carte et le territoire
  20. Poil de carotte
  21. Le mystère de la cambre jaune
  22. L’amie prodigieuse
  23. L’amour dure 3 ans
  24. L’appel de la forêt
  25. Charly et la chocolaterie
  26. Harry Potter
  27. La métamorphose
  28. Le portrait de Dorian Gray
  29. American psycho
  30. Les mains sales
  31. La mare au diable
  32. Les quatre filles du Dr March
  33. Notre Dame de Paris
  34. La disparition
  35. Juste après la vague
  36. Les fleurs du mal
  37. 24 heures de la vie d’une femme
  38. Les dix petits nègres
  39. Le barbier de Séville
  40. Au bonheur des dames

JEU RÉBUS LITTÉRAIRE #3

Bonjour à tous, saurez-vous retrouver les titres de livres qui se cachent derrière des émojis ?

21: 🛏🟨
22: 🇮🇹👭
23: 📆📆📆
24: 📞🌲🌲🌲
25: 🍫🎫🏭🎩
26: 🧙‍♀
27: 👨🏻🦗
28: 👨🏻🖼🧟‍♂
29: 🇺🇸🤪💵🔪
30: 🤲💩

JEU RÉBUS LITTÉRAIRE #2

Bonjour à tous, saurez-vous retrouver les titres de livres qui se cachent derrière ces émojis  ?

10: 🤔🏝
11: 👴🏻🌊
12: 🤴🏻💍
13: 😢🌴
14: 🚲🔵
15: 🌌
16: 🐍👊
17: 🍇😡
18: 🐜🐜🐜
19: 🗺🌎
20: 🧔🏻🥕

JEU RÉBUS LITTÉRAIRE

 

Bonjour à tous !

En cette période de confinement je vous propose un petit jeu de rébus. Saurez-vous retrouver les titres de livres suivant ?

 

1:🤴🏻🌹🌕🦊

2: 🍕🙏😍

3: 🐭🐭👨🏻

4: 🔎⏰

5: 🤢

6: 👩🏻‍🦰👩🏼🧠

7: 🙋‍♀😢

8: 🔴⚫

9: 🌺🌸🌷😈

10: 🤔🏝

SOIREE LECTURE #6

La contrainte était la suivante : le nom d’un aliment devait apparaître dans la 4ème de couverture sauf dan le titre (oui je sais, on est taquin !)

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Sandrine a ouvert le bal avec Moisson de Jim Crace aux éditions Rivages. Dans la 4ème de couverture le mot « poissons  » apparaît. La lecture de ce roman est déroutante, captivante et passionnante car il n’y a ni indication de lieu, ni indication de temps. On imagine par certains détails que l’histoire se passe à une époque féodale, ce qui donne un aspect universelle à ce roman et sans doute sa métaphore du racisme et de la mondialisation. En effet des inconnus s’installent près d’un village replié sur lui-même et vivant du travail de la terre. Lorsqu’un un incendie se déclenche, les coupables sont tout trouvés : les étrangers. Mais c’est aussi l’arrivée d’un nouveau maître qui veut remplacer la culture par l’élevage de moutons. L’écriture fait que le lecteur se sent impliqué. Une belle allégorie de notre monde actuelle avec une montée en puissance de la violence, de la peur et de la convoitise du pouvoir.

Pierre-Élie a pris le relais en nous parlant du Dieu manchot de Saramago (prix Nobel). Dans la 4ème de couverture apparaît un commentaire de journaliste :  » Un chef-d’oeuvre marinant dans les meilleurs piments de la tradition baroque. » Pierre-Élie nous confie que « c’est un Nobel qui fait plaisir », puis nous dit qu’en fait Saramago s’est fait remarquer quand il a décidé de changer stylistiquement. Par exemple de remplacer les points par des virgules et d’allonger considérablement ses phrases. C’est après ce virage stylistique qu’il obtient le Nobel. L’histoire se passe au XVIII ème siècle. Suite à une indiscrétion faite au confessionnal des franciscains se servent de la nouvelle (oui la reine est enceinte !) pour demander au roi d’ériger un monastère, s’il le fait alors la reine lui donnera un enfant. Pierre-Élie a trouvé frappant que l’auteur ai réussi à garder le point de vue de l’époque il a ajouté que le style est émouvant grâce à la narration indirecte libre qui donne des paragraphes à rallonge, mais ça marche très bien !

Maëva a enchaîné e nous parlant de Lulu fille de marin d’Alissa Wenz. Les mot « pain » et « craquelins » apparaissent sur la 4ème de couverture. L’autrice est chanteuse et travail aussi pour le cinéma. Le roman commence par une scène inaugurale un peu troublante d’une mère qui attend que son mari marin rentre, sa fille (Simone) s’inquiète, la mère la rassure. Dans l’entrebâillement de la porte une jeune enfant les observe : Lucienne. Puis le roman s’ouvre et Alissa dévoile que Lucienne est sa grand-mère. Un dialogue va s’engager entre les deux femmes qui va dérouler la vie de Lucienne. Qu’ils soient marins ou aviateurs Lucienne a passé sa vie à attendre les hommes de sa vie, son père ou son mari aviateur. Maëva nous dit que c’est un roman sur les allées et les retours, sur l’attente, les voyages (dans la tête pour Lucienne). C’est une joli texte porté par deux voies singulières, c’est l’histoire de la femme de la Seconde Guerre Mondiale à nos jours, un double portrait saisissant.

Mika a clos la soirée en nous parlant de Quelques-uns de Camille Laurens. Le mot « grain » apparaît sur la 4ème de couverture. C’est un livre sur les mots, de la prose poétique. La préface dit tout son amour pour les mots, son rapport avec ces personnages qu’ils sont. On sent que c’est tissé dans son existence. Chaque chapitre raconte un mot. Jamais, On, Peut-être, Il y a, Rien, Chagrin… L’autrice raconte comment les mots l’ont aidé dans son travail de deuil et les obstacles de la vie. Elle dit : « Les mots sont des souvenirs comme les autres. » Pour Mika c’est un réenchantement des mots simples, c’est dense, ça se relit. Mika nous a lu plusieurs passages exquis, à savourer !

Ont été évoqués :

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Lors de cette soirée (la première de l’année) nous avons décidé de la future contrainte : Lire un livre paru l’année de notre naissance !

Vous avez des idées de contraintes ou défis lectures ?

RENCONTRE

Samedi dernier je suis allée à la rencontre organisée par le Palais de la Porte Dorée :

écritures

Carte blanche à Mohamed Mbougar Sarr /Samedi 19 octobre 2019 à 16h30 au Palais de la porte dorée

Mohamed Mbougar Sarr, lauréat du Prix littéraire de la Porte Dorée 2018 et résident au Musée, invite Aurélie Champagne et Yancouba Diémé.

Sur quarante titres en lien avec la thématique de l’immigration parus pour la rentrée littéraire, douze sont des premiers romans.Qu’ont à nous dire ces primo-romanciers de l’exil et de la mémoire parfois douloureuse de ces trajets individuels et familiaux ?Avec Aurélie Champagne, auteure de Zébu Boy (Monsieur Toussaint Louverture, 2019) et Yancouba Diémé, auteur de Boy Diola (Flammarion, 2019).

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La rencontre a commencé par une introduction du lauréat du Prix littéraire de la
Porte Dorée Mohamed Mbougar Sarr qui a fait un bref résumé des deux romands, puis il a demandé aux auteurs de faire une lecture d’un extrait de leur roman respectifs. La première question de Mohamed Mbougar Sarr : « Comment on affronter la question du silence ? «  Les deux auteurs on répondu par rapport à leur roman et à leur vécu. En effet l’écriture du roman d’Aurélie Champagne s’est faite sur la base du silence de son père elle en découvert le silence de l‘Histoire (les événements de mai 47 à Madagascar). Le silence dont Yancouba Diémé nous fait part c’est celui de l’histoire de son père. En effet l’auteur apprend à l’âge de 20 ans que son père est arrivé en bateau en France

depuis Dakar. La question du silence est largement évoquée et nourrit ces deux romans.

La deuxième partie de la rencontre c’est tournée autour de la question de la quête et de l’enquête. Aurélie Champagne raconte comment après avoir épuisé la documentation écrite autour du sujet de mai 47 à du se rendre sur place et en faisant des recherches sur son pères à mené une enquête sur un passage de notre histoire quasiment inconnu en métropole. elle dit aussi que le fil rouge de son roman s’enroule autour des mécaniques de survies et qu’advient-il de nous après la mort des autres. Yancouba Diémé lui, nous parle comment l’enquête sur son père c’est passée. Il l’a d’abord laissé parlé puis quand les réponses ont manqué il est partie sur le terrain lui aussi pour en apprendre plus sur l’histoire de son père, de sa famille, de ses ancêtres. La question de la mémoire coloniale a été abordée pour les deux romans.

Je vous invite vraiment, si vous en avez l’occasion à découvrir ses deux primo-romanciers et leur oeuvre. C’était une rencontre très intéressante, instructive et inspirante. Deux auteurs en quête de sens qui avaient vraiment envie de partager leurs expériences et l’aventure de l’écriture avec nous. Prochaine rencontre organisée par le Palais de la Porte Dorée en carte blanche à Mohamed Mbougar Sarr le 16/11/19 et le 14/12/19.

Yancouba Diémé sur Boy Diaola :

Aurélie Champagne sur Zébu Boy :

 

DE PIERRE ET D’OS

De pierre de d’os de Bérengère Cournut paru aux éditions Le Tripode.

Aujourd’hui j’aimerais vous parler d’une lecture que j’ai faite la semaine dernière et qui m’a bouleversée. En effet, je pense que c’est un texte qui va marquer profondément mon parcours de lectrice, un texte qui va rester, dont j’entends encore l’écho. Laissez-vous portez par les chants inuits portés par le vent de la banquise et l’imaginaire de l’autrice. Bérengère Cournut nous happe dans un univers qui est pour beaucoup d’entre nous inconnu, lointain, inaccessible et désertique : la terre des inuits. De sa banquise, aux hommes qui l’habite en pensant par ses esprits, l’autrice nous fait toucher du doigt tout un monde. L’héroïne, Uqsuralik, se retrouve éloignée de ses parents à cause d’une fracture dans la banquise. C’est le point de départ d’une aventure, d’une nouvelle vie, survie devrais-je plutôt dire. Elle va devoir affronter la nature souvent hostile, la faim, le froid, les hommes et les esprits. Il y a certes des passages très durs sur  ce qu’endure cette jeune fille qui deviendra femme, mais il y a des passages lumineux comme des éclairs en pleine nuit. Une fois de plus Le Tripode a emballé ce magnifique texte dans un véritable écrin digne d’un grand joaillier. Le texte est minutieusement présenté à la hauteur de l’écriture de Bérengère Cournut et à la fin vous retrouver un cahier photos noire et blanc de la banquise et de ses habitants. Excellent texte pour découvrir cette maison d’édition. Excellent roman à offrir sans modération. Il a obtenu le prix du Roman Fnac, mérité à mon sens.

Note de l’éditeur :  « Les Inuit sont un peuple de chasseurs nomades se déployant dans l’Arctique depuis un millier d’années. Jusqu’à très récemment, ils n’avaient d’autres ressources à leur survie que les animaux qu’ils chassaient, les pierres laissées libres par la terre gelée, les plantes et les baies poussant au soleil de minuit. Ils partagent leur territoire immense avec nombre d’animaux plus ou moins migrateurs, mais aussi avec les esprits et les éléments. L’eau sous toutes ses formes est leur univers constant, le vent entre dans leurs oreilles et ressort de leurs gorges en souffles rauques. Pour toutes les occasions, ils ont des chants, qu’accompagne parfois le battement des tambours chamaniques. » (note liminaire du roman). Dans ce monde des confins, une nuit, une fracture de la banquise sépare une jeune femme inuit de sa famille. Uqsuralik se voit livrée à elle-même, plongée dans la pénombre et le froid polaire. Elle n’a d’autre solution pour survivre que d’avancer, trouver un refuge. Commence ainsi pour elle, dans des conditions extrêmes, le chemin d’une quête qui, au-delà des vastitudes de l’espace arctique, va lui révéler son monde intérieur. Deux ans après son roman Née contente à Oraibi, qui nous faisait découvrir la culture des indiens hopis, Bérengère Cournut poursuit sa recherche d’une vision alternative du monde avec un roman qui nous amène cette fois-ci dans le monde inuit. Empreint à la fois de douceur, d’écologie et de spiritualité, De pierre et d’os nous plonge dans le destin solaire d’une jeune femme eskimo.

Biographie de l’autrice : Bérengère Cournut est correctrice dans la presse et l’édition et écrivaine. Un temps secrétaire du traducteur Pierre Leyris, dont elle accompagne les œuvres posthumes chez l’éditeur José Corti (Pour mémoire, 2002 ; La Chambre du traducteur, 2007), elle publie son premier roman, « L’Écorcobaliseur », en 2008. Elle a publié trois livres aux éditions Attila et deux plaquettes de poésie à L’Oie de Cravan, où elle déploie un univers littéraire onirique empreint de fantaisie langagière. Elle est également auteure de « Palabres » (Attila, 2011), publié sous le pseudonyme Urbano Moacir Espedite en collaboration avec Nicolas Tainturier (ils apparaissent en page de couverture comme « traducteurs du portugnol »). Enfin, elle publie en 2016 un roman intitulé « Née contente à Oraibi » (Éditions Le Tripode) inspiré d’un voyage qu’elle a fait sur les plateaux de l’Arizona, à la rencontre de la tribu amérindienne des Hopis.