Archives du mot-clé roman

JEU RÉBUS LITTÉRAIRE / RÉPONSES

Bonjour à tous !

C’est fini pour cette fois ! Je vous propose donc les réponses aux rébus littéraires :

  1. Le petit prince
  2.  Mange prie aime
  3. Des souris et des hommes
  4. À la recherche du temps perdu
  5. La nausée
  6. Les femmes savantes
  7. Bonjour tristesse
  8. Le rouge et le noir
  9. Les fleurs du mal
  10. L’île mystérieuse
  11. Le vieil homme et la mer
  12. Le seigneur des anneaux
  13. Tristes tropiques
  14. La bicyclette bleue
  15. La nuit des temps
  16. Vipère au poing
  17. Les raisins de la colère
  18. Les fourmis
  19. La carte et le territoire
  20. Poil de carotte
  21. Le mystère de la cambre jaune
  22. L’amie prodigieuse
  23. L’amour dure 3 ans
  24. L’appel de la forêt
  25. Charly et la chocolaterie
  26. Harry Potter
  27. La métamorphose
  28. Le portrait de Dorian Gray
  29. American psycho
  30. Les mains sales
  31. La mare au diable
  32. Les quatre filles du Dr March
  33. Notre Dame de Paris
  34. La disparition
  35. Juste après la vague
  36. Les fleurs du mal
  37. 24 heures de la vie d’une femme
  38. Les dix petits nègres
  39. Le barbier de Séville
  40. Au bonheur des dames

JEU RÉBUS LITTÉRAIRE #3

Bonjour à tous, saurez-vous retrouver les titres de livres qui se cachent derrière des émojis ?

21: 🛏🟨
22: 🇮🇹👭
23: 📆📆📆
24: 📞🌲🌲🌲
25: 🍫🎫🏭🎩
26: 🧙‍♀
27: 👨🏻🦗
28: 👨🏻🖼🧟‍♂
29: 🇺🇸🤪💵🔪
30: 🤲💩

JEU RÉBUS LITTÉRAIRE #2

Bonjour à tous, saurez-vous retrouver les titres de livres qui se cachent derrière ces émojis  ?

10: 🤔🏝
11: 👴🏻🌊
12: 🤴🏻💍
13: 😢🌴
14: 🚲🔵
15: 🌌
16: 🐍👊
17: 🍇😡
18: 🐜🐜🐜
19: 🗺🌎
20: 🧔🏻🥕

JEU RÉBUS LITTÉRAIRE

 

Bonjour à tous !

En cette période de confinement je vous propose un petit jeu de rébus. Saurez-vous retrouver les titres de livres suivant ?

 

1:🤴🏻🌹🌕🦊

2: 🍕🙏😍

3: 🐭🐭👨🏻

4: 🔎⏰

5: 🤢

6: 👩🏻‍🦰👩🏼🧠

7: 🙋‍♀😢

8: 🔴⚫

9: 🌺🌸🌷😈

10: 🤔🏝

SOIREE LECTURE #6

La contrainte était la suivante : le nom d’un aliment devait apparaître dans la 4ème de couverture sauf dan le titre (oui je sais, on est taquin !)

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Sandrine a ouvert le bal avec Moisson de Jim Crace aux éditions Rivages. Dans la 4ème de couverture le mot « poissons  » apparaît. La lecture de ce roman est déroutante, captivante et passionnante car il n’y a ni indication de lieu, ni indication de temps. On imagine par certains détails que l’histoire se passe à une époque féodale, ce qui donne un aspect universelle à ce roman et sans doute sa métaphore du racisme et de la mondialisation. En effet des inconnus s’installent près d’un village replié sur lui-même et vivant du travail de la terre. Lorsqu’un un incendie se déclenche, les coupables sont tout trouvés : les étrangers. Mais c’est aussi l’arrivée d’un nouveau maître qui veut remplacer la culture par l’élevage de moutons. L’écriture fait que le lecteur se sent impliqué. Une belle allégorie de notre monde actuelle avec une montée en puissance de la violence, de la peur et de la convoitise du pouvoir.

Pierre-Élie a pris le relais en nous parlant du Dieu manchot de Saramago (prix Nobel). Dans la 4ème de couverture apparaît un commentaire de journaliste :  » Un chef-d’oeuvre marinant dans les meilleurs piments de la tradition baroque. » Pierre-Élie nous confie que « c’est un Nobel qui fait plaisir », puis nous dit qu’en fait Saramago s’est fait remarquer quand il a décidé de changer stylistiquement. Par exemple de remplacer les points par des virgules et d’allonger considérablement ses phrases. C’est après ce virage stylistique qu’il obtient le Nobel. L’histoire se passe au XVIII ème siècle. Suite à une indiscrétion faite au confessionnal des franciscains se servent de la nouvelle (oui la reine est enceinte !) pour demander au roi d’ériger un monastère, s’il le fait alors la reine lui donnera un enfant. Pierre-Élie a trouvé frappant que l’auteur ai réussi à garder le point de vue de l’époque il a ajouté que le style est émouvant grâce à la narration indirecte libre qui donne des paragraphes à rallonge, mais ça marche très bien !

Maëva a enchaîné e nous parlant de Lulu fille de marin d’Alissa Wenz. Les mot « pain » et « craquelins » apparaissent sur la 4ème de couverture. L’autrice est chanteuse et travail aussi pour le cinéma. Le roman commence par une scène inaugurale un peu troublante d’une mère qui attend que son mari marin rentre, sa fille (Simone) s’inquiète, la mère la rassure. Dans l’entrebâillement de la porte une jeune enfant les observe : Lucienne. Puis le roman s’ouvre et Alissa dévoile que Lucienne est sa grand-mère. Un dialogue va s’engager entre les deux femmes qui va dérouler la vie de Lucienne. Qu’ils soient marins ou aviateurs Lucienne a passé sa vie à attendre les hommes de sa vie, son père ou son mari aviateur. Maëva nous dit que c’est un roman sur les allées et les retours, sur l’attente, les voyages (dans la tête pour Lucienne). C’est une joli texte porté par deux voies singulières, c’est l’histoire de la femme de la Seconde Guerre Mondiale à nos jours, un double portrait saisissant.

Mika a clos la soirée en nous parlant de Quelques-uns de Camille Laurens. Le mot « grain » apparaît sur la 4ème de couverture. C’est un livre sur les mots, de la prose poétique. La préface dit tout son amour pour les mots, son rapport avec ces personnages qu’ils sont. On sent que c’est tissé dans son existence. Chaque chapitre raconte un mot. Jamais, On, Peut-être, Il y a, Rien, Chagrin… L’autrice raconte comment les mots l’ont aidé dans son travail de deuil et les obstacles de la vie. Elle dit : « Les mots sont des souvenirs comme les autres. » Pour Mika c’est un réenchantement des mots simples, c’est dense, ça se relit. Mika nous a lu plusieurs passages exquis, à savourer !

Ont été évoqués :

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Lors de cette soirée (la première de l’année) nous avons décidé de la future contrainte : Lire un livre paru l’année de notre naissance !

Vous avez des idées de contraintes ou défis lectures ?

RENCONTRE

Samedi dernier je suis allée à la rencontre organisée par le Palais de la Porte Dorée :

écritures

Carte blanche à Mohamed Mbougar Sarr /Samedi 19 octobre 2019 à 16h30 au Palais de la porte dorée

Mohamed Mbougar Sarr, lauréat du Prix littéraire de la Porte Dorée 2018 et résident au Musée, invite Aurélie Champagne et Yancouba Diémé.

Sur quarante titres en lien avec la thématique de l’immigration parus pour la rentrée littéraire, douze sont des premiers romans.Qu’ont à nous dire ces primo-romanciers de l’exil et de la mémoire parfois douloureuse de ces trajets individuels et familiaux ?Avec Aurélie Champagne, auteure de Zébu Boy (Monsieur Toussaint Louverture, 2019) et Yancouba Diémé, auteur de Boy Diola (Flammarion, 2019).

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La rencontre a commencé par une introduction du lauréat du Prix littéraire de la
Porte Dorée Mohamed Mbougar Sarr qui a fait un bref résumé des deux romands, puis il a demandé aux auteurs de faire une lecture d’un extrait de leur roman respectifs. La première question de Mohamed Mbougar Sarr : « Comment on affronter la question du silence ? «  Les deux auteurs on répondu par rapport à leur roman et à leur vécu. En effet l’écriture du roman d’Aurélie Champagne s’est faite sur la base du silence de son père elle en découvert le silence de l‘Histoire (les événements de mai 47 à Madagascar). Le silence dont Yancouba Diémé nous fait part c’est celui de l’histoire de son père. En effet l’auteur apprend à l’âge de 20 ans que son père est arrivé en bateau en France

depuis Dakar. La question du silence est largement évoquée et nourrit ces deux romans.

La deuxième partie de la rencontre c’est tournée autour de la question de la quête et de l’enquête. Aurélie Champagne raconte comment après avoir épuisé la documentation écrite autour du sujet de mai 47 à du se rendre sur place et en faisant des recherches sur son pères à mené une enquête sur un passage de notre histoire quasiment inconnu en métropole. elle dit aussi que le fil rouge de son roman s’enroule autour des mécaniques de survies et qu’advient-il de nous après la mort des autres. Yancouba Diémé lui, nous parle comment l’enquête sur son père c’est passée. Il l’a d’abord laissé parlé puis quand les réponses ont manqué il est partie sur le terrain lui aussi pour en apprendre plus sur l’histoire de son père, de sa famille, de ses ancêtres. La question de la mémoire coloniale a été abordée pour les deux romans.

Je vous invite vraiment, si vous en avez l’occasion à découvrir ses deux primo-romanciers et leur oeuvre. C’était une rencontre très intéressante, instructive et inspirante. Deux auteurs en quête de sens qui avaient vraiment envie de partager leurs expériences et l’aventure de l’écriture avec nous. Prochaine rencontre organisée par le Palais de la Porte Dorée en carte blanche à Mohamed Mbougar Sarr le 16/11/19 et le 14/12/19.

Yancouba Diémé sur Boy Diaola :

Aurélie Champagne sur Zébu Boy :

 

DE PIERRE ET D’OS

De pierre de d’os de Bérengère Cournut paru aux éditions Le Tripode.

Aujourd’hui j’aimerais vous parler d’une lecture que j’ai faite la semaine dernière et qui m’a bouleversée. En effet, je pense que c’est un texte qui va marquer profondément mon parcours de lectrice, un texte qui va rester, dont j’entends encore l’écho. Laissez-vous portez par les chants inuits portés par le vent de la banquise et l’imaginaire de l’autrice. Bérengère Cournut nous happe dans un univers qui est pour beaucoup d’entre nous inconnu, lointain, inaccessible et désertique : la terre des inuits. De sa banquise, aux hommes qui l’habite en pensant par ses esprits, l’autrice nous fait toucher du doigt tout un monde. L’héroïne, Uqsuralik, se retrouve éloignée de ses parents à cause d’une fracture dans la banquise. C’est le point de départ d’une aventure, d’une nouvelle vie, survie devrais-je plutôt dire. Elle va devoir affronter la nature souvent hostile, la faim, le froid, les hommes et les esprits. Il y a certes des passages très durs sur  ce qu’endure cette jeune fille qui deviendra femme, mais il y a des passages lumineux comme des éclairs en pleine nuit. Une fois de plus Le Tripode a emballé ce magnifique texte dans un véritable écrin digne d’un grand joaillier. Le texte est minutieusement présenté à la hauteur de l’écriture de Bérengère Cournut et à la fin vous retrouver un cahier photos noire et blanc de la banquise et de ses habitants. Excellent texte pour découvrir cette maison d’édition. Excellent roman à offrir sans modération. Il a obtenu le prix du Roman Fnac, mérité à mon sens.

Note de l’éditeur :  « Les Inuit sont un peuple de chasseurs nomades se déployant dans l’Arctique depuis un millier d’années. Jusqu’à très récemment, ils n’avaient d’autres ressources à leur survie que les animaux qu’ils chassaient, les pierres laissées libres par la terre gelée, les plantes et les baies poussant au soleil de minuit. Ils partagent leur territoire immense avec nombre d’animaux plus ou moins migrateurs, mais aussi avec les esprits et les éléments. L’eau sous toutes ses formes est leur univers constant, le vent entre dans leurs oreilles et ressort de leurs gorges en souffles rauques. Pour toutes les occasions, ils ont des chants, qu’accompagne parfois le battement des tambours chamaniques. » (note liminaire du roman). Dans ce monde des confins, une nuit, une fracture de la banquise sépare une jeune femme inuit de sa famille. Uqsuralik se voit livrée à elle-même, plongée dans la pénombre et le froid polaire. Elle n’a d’autre solution pour survivre que d’avancer, trouver un refuge. Commence ainsi pour elle, dans des conditions extrêmes, le chemin d’une quête qui, au-delà des vastitudes de l’espace arctique, va lui révéler son monde intérieur. Deux ans après son roman Née contente à Oraibi, qui nous faisait découvrir la culture des indiens hopis, Bérengère Cournut poursuit sa recherche d’une vision alternative du monde avec un roman qui nous amène cette fois-ci dans le monde inuit. Empreint à la fois de douceur, d’écologie et de spiritualité, De pierre et d’os nous plonge dans le destin solaire d’une jeune femme eskimo.

Biographie de l’autrice : Bérengère Cournut est correctrice dans la presse et l’édition et écrivaine. Un temps secrétaire du traducteur Pierre Leyris, dont elle accompagne les œuvres posthumes chez l’éditeur José Corti (Pour mémoire, 2002 ; La Chambre du traducteur, 2007), elle publie son premier roman, « L’Écorcobaliseur », en 2008. Elle a publié trois livres aux éditions Attila et deux plaquettes de poésie à L’Oie de Cravan, où elle déploie un univers littéraire onirique empreint de fantaisie langagière. Elle est également auteure de « Palabres » (Attila, 2011), publié sous le pseudonyme Urbano Moacir Espedite en collaboration avec Nicolas Tainturier (ils apparaissent en page de couverture comme « traducteurs du portugnol »). Enfin, elle publie en 2016 un roman intitulé « Née contente à Oraibi » (Éditions Le Tripode) inspiré d’un voyage qu’elle a fait sur les plateaux de l’Arizona, à la rencontre de la tribu amérindienne des Hopis.

SOIRÉE LECTURE #5

Le choix du titre présentait la contrainte suivante : le titre devait comporter le mot temps.

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Sandrine a ouvert la soirée avec le roman de Martin Suter Le temps, le temps aux éditions Points. Choisi car elle ne connaissait pas l’auteur et voulait le découvrir. Grand auteur Suisse allemand Martin Suter a aussi écrit Small World, Un ami parfait ou encore Lila Lila. Non seulement il y a bien le mot temps dans le titre mais en plus l’intrigue du roman est basé sur une théorie selon laquelle le temps n’existe pas. « Jamais je n’aurais pensé lire un livre entre science fiction et policier aussi troublant. »La lecture a demandé de l’énergie et de la pugnacité à Sandrine. Ce qui l’a le plus « agacé » c’est qu’il faut attendre la dernière page du livre pour savoir si cette théorie fonctionne. Tout le roman est basé sur l’élaboration de cette théorie. Deux voisins, veufs tous les deux, vont essayer de mettre tout en oeuvre pour reproduire la journée du 11 octobre 1991, date à laquelle la femme de Knupp (le plus âgé des des deux hommes, est morte). Quasiment tout le roman déroule phase après phase comment ils vont reproduire cette journée dans les moindre détails, du décor de la maison, au paysage, en passant par le jardin des voisins ou encore les voitures garées ce jour là sur le parking. Toute l’ingéniosité et la persévérance qu’il leur faut montrer pour ce projet sont décrites avec minutie. Ce que Sandrine a le plus aimé c’est l’écriture fluide et détaillée ainsi que l’idée originale du roman.

Mika a enchaîné la soirée en nous présentant Le fracas du temps de Julian Barnes paru chez Folio.Sous ce titre magnifiquement bruyant se cache en réalité une biographie de Dimitri Chostakovitch le célèbre compositeur Russe du XX siècle. C’est un livre sur le tiraillement entre son génie artistique et le poids de la pression politique. On y parle de création. Le roman commence sur une image très forte où l’on voit le personnage principale attendre sur son pallier. Il attend de se faire arrêter par la police de Staline. Dès le début on sent une tension dramatique. C’est suite a une représentation de Lady Mcbeth devant Staline et certains hauts fonctionnaires qu’il attend de se faire arrêter. En effet les critiques fusent depuis ce jour. Ce compositeur joué sur la scène internationale et jamais en Russie est un paradoxe. Ce que Mika a trouvé intéressant c’est cette confrontation entre création et pression politique. Maëva nous rappelle que dans Opéra de Paris, toute une histoire paru chez Larousse, il est fait mention de ce paradoxe et de cette histoire de Chostakovitch.

Maëva a suivi avec Maintenant qu’il fait tout le temps nuit sur toi de Mathias Malzieu aux éditions J’ai lu. Pour ceux qui le saurait pas encore Mathias Malzieu est aussi le chanteur du groupe Dyonisos. Le livre commence par le décès de la mère du personnage principale Mathias. Maëva trouve que l’auteur dit très bien la douleur, la perte et avec une grande justesse tous les moments d’après le deuil dont ton ne parle jamais comme le retour à la maison, le quotidien d’après l’enterrement. L’histoire se passe sur une année. Le héro va faire la rencontre d’un géant qui va l’aider à faire son deuil. C’est plein de poésie, d’images et de métaphores. Il y a des références aux univers de Lewis Caroll et de Tim Burton. « J’ai beaucoup apprécié les métaphores du vide mais il y en a trop. »

Pierre-Élie a conclu la soirée en nous présentant La griffe du temps de Judith Lyon-Caen publié à la Nrf Gallimard. C’est un essai qui raconte ce que l’histoire peut dire de la littérature. Pierre-Élie adore cette autrice, et ce de plus en plus. Elle essaye de voir ce qu’il y a d’histoire dans le roman en se basant sur la nouvelle de Barbey d’Aurevilly La vengeance d’une femme. Le mot griffe dans le titre fait référence à un passage où dans la chambre il y a un animal exotique pourvu de griffe. À travers cette image de la colonie et de l’agressivité animale l’autrice nous dit que l’auteur nous parle ainsi de la vengeance de cette femme. Une autre anecdote est qu’un homme en passant devant une galerie d’art voit une oeuvre qui le fait penser à un rêve obscène, l’autrice nous interroge : qu’est-ce qu’un rêve obscène en 1840 ?

Ont été évoqués :

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LA CONFRÉRIE DES CHASSEURS DE LIVRES

La confrérie des chasseurs de livres de Raphaël Jerusalmy aux éditions Actes sud collection Babel

Mon avis : ce roman m’a réconcilié avec la lecture ! En effet depuis quelques mois tous les livres que j’ouvrais me tombais des mains… J’ai adoré être addict à ce titre. En effet, sous couvert de nous raconter une suite à la biographie interrompue de François Villon, Raphaël Jerusalmy nous entraîne dans une intrigue historico-esoterico-policière des plus surprenante, intéressante et jubilatoire. J’ai adoré être menée par le bout du nez de Paris à Florence, de Jérusalem à Rome, et j’en passe. Le duo François-Colin est exquis, tant par la verve de François Villon que le côté molosse de Colin. Un plongeon très réaliste dans l’histoire à ses début de l’imprimerie où le clergé (l’inquisition ?) voit d’un mauvais œil l’arrivée des livres et du savoir pour tous …. À dévorer !

Note de l’éditeur : Le roman de Raphaël Jerusalmy commence là où calent les livres d’histoire. François Villon, premier poète des temps modernes et brigand notoire, croupit dans les geôles de Louis XI en attendant son exécution. Quand il reçoit la visite d’un émissaire du roi, il est loin d’en espérer plus qu’un dernier repas. Rebelle, méfiant, il passe pourtant un marché avec l’évêque de Paris et accepte une mission secrète qui consiste d’abord à convaincre un libraire et imprimeur de Mayence de venir s’installer à Paris pour mieux combattre la censure et faciliter la circulation des idées progressistes réprouvées par Rome. Un premier pas sur un chemin escarpé qui mènera notre poète, flanqué de son fidèle acolyte coquillard maître Colin, jusqu’aux entrailles les plus fantasmatiques de la Jérusalem d’en bas, dans un vaste jeu d’alliances, de complots et de contre-complots qui met en marche les forces de l’esprit contre la toute-puissance des dogmes et des armes, pour faire triompher l’humanisme et la liberté.
Palpitant comme un roman d’aventures, vif et malicieux comme une farce faite à l’histoire des idées, regorgeant de trouvailles et de rebondissements, La Confrérie des chasseurs de livres cumule le charme et l’énergie de Fanfan la Tulipe, l’engagement et la dérision de Don Quichotte et le sens du suspense d’un Umberto Eco.

La confrérie des chasseurs de livre/Raphaël Jerusalmy/Actes sud/Babel/8.70€

SOIRÉE LECTURE #4

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Le choix du livre présentait la contrainte suivante : le titre devait comporter un nom de ville.

Maëva a ouvert la soirée en présentant Terminus Berlin d’Edgar Hilsenrath aux éditions du Tripode. Maëva adore cet auteur qui écrit principalement sur la Shoah sur un ton absurde et déjanté. Maëva recommande particulièrement Le nazi et le barbier paru aux éditions du Tripode ou en poche chez Points, un livre qu’elle a offert des tas de fois. Terminus Berlin est toujours aussi déjanté, burlesque et farfelu mais beaucoup plus sérieux que Le nazi et le barbier. C’est l’histoire d’un écrivain juif paumé, rejeté, qui décide de retourner en Allemagne juste avant la chute du mur de Berlin, alors qu’il l’avait quitté une trentaine d’année auparavant . Description de la ville de Berlin et des allemands. L’écrivain parle aussi de la culpabilité allemande. Il y a une scène sur le mémorial de la Shoah où il n’y a rien, sur presque 10 pages. Maëva dit que ce passage est magistral. Ensuite Edgar Hilsenrath parle de Berlin post chute du mur, pour son personnage c’est le moment de devenir un écrivain à succès. Pour Maëva ce roman est une belle réflexion sur la reconstruction, la culpabilité. L’écriture est originale, c’est écrivain est passionnant. Edgar Hilsenrath est décédé juste après avoir publié ce titre, en début d’année.

Olivier a enchaîné en nous parlant de Cherbourg de Charles Daubas, premier roman qui vient de paraître aux éditions Gallimard. Pour choisir son roman Olivier a fait confiance a une critique des Inrocks. C’est un thriller, comme les dernières lectures d’Olivier : Série noire de Bertrand Scheffer ou Pas de dupe de Ravey paru chez Minuit. Rade de Cherbourg, été 2012. Une étrange explosion emporte une partie de la digue. Elle pourrait être liée à la démolition du quartier des Provinces, peu de temps auparavant. Les chantiers de l’Arsenal, où l’on démantèle un sous-marin nucléaire, sont également mis en cause et l’affaire est vite classée «secret défense». Jusqu’à ce qu’un adolescent prétende qu’un de ses camarades a disparu dans l’explosion. Olivier pense que l’idée du port et la notion de frontières sont très important dans le livre. Il nous a lu des passages de descriptions, point fort de l’auteur, avec des images fortes.

Sandrine a présenté La bâtarde d’Istanbul d’Elif Shafak paru en poche chez 10/18. Lecture du début du  premier chapitre « Cannelle » (tous les chapitres ont un nom d’épice ou de fruit), qui situe la ville d’Istanbul sous la pluie et met l’accent sur le style de l’autrice. C’est un livre foisonnant, vivant et passionnant. Une histoire de femmes Turques et Arméniennes à travers l’histoire. Ce roman met évoque le poids du passé, il questionne aussi : est-ce que l’on doit porter aujourd’hui le erreurs de nos ancêtres ? L’autrice met en avant une Istanbul d’aujourd’hui vivante, avec une jeunesse qui se questionne sur son avenir. Une ville prise entre tradition et modernité, où l’on enseigne l’histoire « nationale » en omettant des passages sombres comme le génocide arménien, qui du coup après quelques génération n’est absolument pas connu des turcs. C’est un roman passionnant et envoûtant, un roman à tiroirs, chorale, avec de très beaux portraits de femmes, sensibles et fortes, qu’elles soient turques, arméniennes ou américaines, oui il est aussi question de voyage dans ce roman. Sandrine comprend pourquoi ce roman sortie il y a déjà plusieurs années a eu autant de succès, ça lui a même donné envie de lire un autre roman de cette autrice : Soufi mon amour, qu’elle a encore plus aimé …

Mika a clôturé la soirée en parlant de Kiruna de Maylis de Kerangal paru aux éditions La contre allée (Délaissant les grands axes, j’ai pris la contre-allée. Alain Bashung). Elle a choisi ce titre car a déjà beaucoup lu de roman de cette autrice et a toujours beaucoup aimé son style et la façon dont elle s’investit pour écrire ses romans, les recherches qu’elle mène pour être au plus près de son sujet. Cette ouvrage est le résultat d’une résidence d’écrivain qui s’appelle Mineurs d’un autre monde. Mika a été surprise de la forme, elle pensait lire un roman et c’est en fait un reportage littéraire. Kiruna se situe en Laponie, c’est une ville mais aussi la plis grande mine de fer au monde. La mine s’étend tellement que la ville risque de s’effondrer et qu’il faut trouver un moyen de déménager ses habitants. Kiruna revêt un aspect organique, on y plonge comme dans un corps. Mika a eu le sentiment de lire un un essai préparatoire a un roman avec beaucoup de potentialité romanesque surtout dans la première partie.