NOTABILIENS DE NOTABILIA

Et pendant ce temps là en Notabilia…Les éditions Notabilia viennent de crée une superbe initiative qui consiste en un blog que vous pouvez visiter en cliquant ici.

Voilà ce qu’on peut lire sur leur page d’accueil :

Ce qu’on ressent dans le contexte actuel, on tente de le saisir, de le sténographier et nous avons demandé aux auteurs/autrices de Notabilia de nous rendre leurs sensations, ce qu’ils éprouvent dans cette attente.  De questionner les angles morts du récit qui se joue actuellement sous nos yeux, jusqu’à former cet accompagnement intime d’une pensée exprimée avec un poème, ou une musique, ou encore un texte d’où la voix parvient d’Okinawa, de Lyon, de Montréal, de Paris, de Rome, de Varsovie…

Brigitte Bouchard et Manon Frappa, les notabiliennes

Quelle belle idée de continuer à nous faire lire nos auteurs préférés et de donner l’occasion d’en découvrir d’autres ! Merci donc à ces dames de maintenir le lien si précieux auteur-lecteur.

Et vous, vous lisez quoi ? Avez-vous entendu parler d’une initiative de ce genre ?

JE SOUTIENS MA LIBRAIRIE

Marre de parler de parler de vous savez-quoi ? Du Voldemort des virus ? Alors je vous invite à lire ce petit mot sur une initiative récente qui prend une superbe ampleur, j’ai nommé Je soutiens ma librairie .

Je soutiens  ma librairie est une initiative crée par deux passionnés de lecture. En effet ils travaillent tous deux dans l’édition et ont eut cette idée géniale de réaliser un site internet ou tout lecteur intéressé peut soutenir sa librairie en participant à une cagnotte, en achetant un bon pour de futurs achats, en se faisant livrer à domicile, … Ainsi de permettre aux libraires qui le souhaitent de créer leur mode d’entraide et de tout concentrer sur un seul site. Vous pouvez faire des recherches par librairie ou ville.

Sur leur page d’accueil on peut lire ça :

À l’heure de la lutte contre le virus COVID-19, l’activité des librairies est pour la plupart à l’arrêt alors que le commerce en ligne fonctionne à plein régime. Il est donc absolument nécessaire de soutenir dès aujourd’hui les acteurs essentiels d’un secteur indispensable à
notre société. Ce site recense les actions mises en place par les librairies pour permettre à chacun de
se mobiliser pour sa librairie.

Et vous ? Vous lisez quoi ? Vous avez entendu/lu parler d’une initiative qui tourne autour de la lecture ?

 

JEU RÉBUS LITTÉRAIRE / RÉPONSES

Bonjour à tous !

C’est fini pour cette fois ! Je vous propose donc les réponses aux rébus littéraires :

  1. Le petit prince
  2.  Mange prie aime
  3. Des souris et des hommes
  4. À la recherche du temps perdu
  5. La nausée
  6. Les femmes savantes
  7. Bonjour tristesse
  8. Le rouge et le noir
  9. Les fleurs du mal
  10. L’île mystérieuse
  11. Le vieil homme et la mer
  12. Le seigneur des anneaux
  13. Tristes tropiques
  14. La bicyclette bleue
  15. La nuit des temps
  16. Vipère au poing
  17. Les raisins de la colère
  18. Les fourmis
  19. La carte et le territoire
  20. Poil de carotte
  21. Le mystère de la cambre jaune
  22. L’amie prodigieuse
  23. L’amour dure 3 ans
  24. L’appel de la forêt
  25. Charly et la chocolaterie
  26. Harry Potter
  27. La métamorphose
  28. Le portrait de Dorian Gray
  29. American psycho
  30. Les mains sales
  31. La mare au diable
  32. Les quatre filles du Dr March
  33. Notre Dame de Paris
  34. La disparition
  35. Juste après la vague
  36. Les fleurs du mal
  37. 24 heures de la vie d’une femme
  38. Les dix petits nègres
  39. Le barbier de Séville
  40. Au bonheur des dames

JEU RÉBUS LITTÉRAIRE #4

Bonjour à tous et bienvenue pour la dernière de ce jeu rébus. En effet je vous livre les réponses demain …En attendant saure-vous retrouver les titres de livres qui se cachent derrière ces émojis :

30: 🤲💩
31: 💧😈
32: 👧🏻👱🏻‍♀👧🏻👩🏻‍🦰👨🏻‍⚕
33:💃🏻
35: 🌊📆
36: 🌹🔵
37: 📆👩🏻
38: 👦🏿👦🏿👦🏿👦🏿👦🏿👦🏿👦🏿👦🏿👦🏿👦🏿
39: 🧔🏻💃🏻
40: 😊👱🏻‍♀👩🏻‍🦰👩🏻👗👛

JEU RÉBUS LITTÉRAIRE #3

Bonjour à tous, saurez-vous retrouver les titres de livres qui se cachent derrière des émojis ?

21: 🛏🟨
22: 🇮🇹👭
23: 📆📆📆
24: 📞🌲🌲🌲
25: 🍫🎫🏭🎩
26: 🧙‍♀
27: 👨🏻🦗
28: 👨🏻🖼🧟‍♂
29: 🇺🇸🤪💵🔪
30: 🤲💩

JEU RÉBUS LITTÉRAIRE #2

Bonjour à tous, saurez-vous retrouver les titres de livres qui se cachent derrière ces émojis  ?

10: 🤔🏝
11: 👴🏻🌊
12: 🤴🏻💍
13: 😢🌴
14: 🚲🔵
15: 🌌
16: 🐍👊
17: 🍇😡
18: 🐜🐜🐜
19: 🗺🌎
20: 🧔🏻🥕

JEU RÉBUS LITTÉRAIRE

 

Bonjour à tous !

En cette période de confinement je vous propose un petit jeu de rébus. Saurez-vous retrouver les titres de livres suivant ?

 

1:🤴🏻🌹🌕🦊

2: 🍕🙏😍

3: 🐭🐭👨🏻

4: 🔎⏰

5: 🤢

6: 👩🏻‍🦰👩🏼🧠

7: 🙋‍♀😢

8: 🔴⚫

9: 🌺🌸🌷😈

10: 🤔🏝

SOIREE LECTURE #6

La contrainte était la suivante : le nom d’un aliment devait apparaître dans la 4ème de couverture sauf dan le titre (oui je sais, on est taquin !)

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Sandrine a ouvert le bal avec Moisson de Jim Crace aux éditions Rivages. Dans la 4ème de couverture le mot « poissons  » apparaît. La lecture de ce roman est déroutante, captivante et passionnante car il n’y a ni indication de lieu, ni indication de temps. On imagine par certains détails que l’histoire se passe à une époque féodale, ce qui donne un aspect universelle à ce roman et sans doute sa métaphore du racisme et de la mondialisation. En effet des inconnus s’installent près d’un village replié sur lui-même et vivant du travail de la terre. Lorsqu’un un incendie se déclenche, les coupables sont tout trouvés : les étrangers. Mais c’est aussi l’arrivée d’un nouveau maître qui veut remplacer la culture par l’élevage de moutons. L’écriture fait que le lecteur se sent impliqué. Une belle allégorie de notre monde actuelle avec une montée en puissance de la violence, de la peur et de la convoitise du pouvoir.

Pierre-Élie a pris le relais en nous parlant du Dieu manchot de Saramago (prix Nobel). Dans la 4ème de couverture apparaît un commentaire de journaliste :  » Un chef-d’oeuvre marinant dans les meilleurs piments de la tradition baroque. » Pierre-Élie nous confie que « c’est un Nobel qui fait plaisir », puis nous dit qu’en fait Saramago s’est fait remarquer quand il a décidé de changer stylistiquement. Par exemple de remplacer les points par des virgules et d’allonger considérablement ses phrases. C’est après ce virage stylistique qu’il obtient le Nobel. L’histoire se passe au XVIII ème siècle. Suite à une indiscrétion faite au confessionnal des franciscains se servent de la nouvelle (oui la reine est enceinte !) pour demander au roi d’ériger un monastère, s’il le fait alors la reine lui donnera un enfant. Pierre-Élie a trouvé frappant que l’auteur ai réussi à garder le point de vue de l’époque il a ajouté que le style est émouvant grâce à la narration indirecte libre qui donne des paragraphes à rallonge, mais ça marche très bien !

Maëva a enchaîné e nous parlant de Lulu fille de marin d’Alissa Wenz. Les mot « pain » et « craquelins » apparaissent sur la 4ème de couverture. L’autrice est chanteuse et travail aussi pour le cinéma. Le roman commence par une scène inaugurale un peu troublante d’une mère qui attend que son mari marin rentre, sa fille (Simone) s’inquiète, la mère la rassure. Dans l’entrebâillement de la porte une jeune enfant les observe : Lucienne. Puis le roman s’ouvre et Alissa dévoile que Lucienne est sa grand-mère. Un dialogue va s’engager entre les deux femmes qui va dérouler la vie de Lucienne. Qu’ils soient marins ou aviateurs Lucienne a passé sa vie à attendre les hommes de sa vie, son père ou son mari aviateur. Maëva nous dit que c’est un roman sur les allées et les retours, sur l’attente, les voyages (dans la tête pour Lucienne). C’est une joli texte porté par deux voies singulières, c’est l’histoire de la femme de la Seconde Guerre Mondiale à nos jours, un double portrait saisissant.

Mika a clos la soirée en nous parlant de Quelques-uns de Camille Laurens. Le mot « grain » apparaît sur la 4ème de couverture. C’est un livre sur les mots, de la prose poétique. La préface dit tout son amour pour les mots, son rapport avec ces personnages qu’ils sont. On sent que c’est tissé dans son existence. Chaque chapitre raconte un mot. Jamais, On, Peut-être, Il y a, Rien, Chagrin… L’autrice raconte comment les mots l’ont aidé dans son travail de deuil et les obstacles de la vie. Elle dit : « Les mots sont des souvenirs comme les autres. » Pour Mika c’est un réenchantement des mots simples, c’est dense, ça se relit. Mika nous a lu plusieurs passages exquis, à savourer !

Ont été évoqués :

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Lors de cette soirée (la première de l’année) nous avons décidé de la future contrainte : Lire un livre paru l’année de notre naissance !

Vous avez des idées de contraintes ou défis lectures ?

RENCONTRE

Samedi dernier je suis allée à la rencontre organisée par le Palais de la Porte Dorée :

écritures

Carte blanche à Mohamed Mbougar Sarr /Samedi 19 octobre 2019 à 16h30 au Palais de la porte dorée

Mohamed Mbougar Sarr, lauréat du Prix littéraire de la Porte Dorée 2018 et résident au Musée, invite Aurélie Champagne et Yancouba Diémé.

Sur quarante titres en lien avec la thématique de l’immigration parus pour la rentrée littéraire, douze sont des premiers romans.Qu’ont à nous dire ces primo-romanciers de l’exil et de la mémoire parfois douloureuse de ces trajets individuels et familiaux ?Avec Aurélie Champagne, auteure de Zébu Boy (Monsieur Toussaint Louverture, 2019) et Yancouba Diémé, auteur de Boy Diola (Flammarion, 2019).

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La rencontre a commencé par une introduction du lauréat du Prix littéraire de la
Porte Dorée Mohamed Mbougar Sarr qui a fait un bref résumé des deux romands, puis il a demandé aux auteurs de faire une lecture d’un extrait de leur roman respectifs. La première question de Mohamed Mbougar Sarr : « Comment on affronter la question du silence ? «  Les deux auteurs on répondu par rapport à leur roman et à leur vécu. En effet l’écriture du roman d’Aurélie Champagne s’est faite sur la base du silence de son père elle en découvert le silence de l‘Histoire (les événements de mai 47 à Madagascar). Le silence dont Yancouba Diémé nous fait part c’est celui de l’histoire de son père. En effet l’auteur apprend à l’âge de 20 ans que son père est arrivé en bateau en France

depuis Dakar. La question du silence est largement évoquée et nourrit ces deux romans.

La deuxième partie de la rencontre c’est tournée autour de la question de la quête et de l’enquête. Aurélie Champagne raconte comment après avoir épuisé la documentation écrite autour du sujet de mai 47 à du se rendre sur place et en faisant des recherches sur son pères à mené une enquête sur un passage de notre histoire quasiment inconnu en métropole. elle dit aussi que le fil rouge de son roman s’enroule autour des mécaniques de survies et qu’advient-il de nous après la mort des autres. Yancouba Diémé lui, nous parle comment l’enquête sur son père c’est passée. Il l’a d’abord laissé parlé puis quand les réponses ont manqué il est partie sur le terrain lui aussi pour en apprendre plus sur l’histoire de son père, de sa famille, de ses ancêtres. La question de la mémoire coloniale a été abordée pour les deux romans.

Je vous invite vraiment, si vous en avez l’occasion à découvrir ses deux primo-romanciers et leur oeuvre. C’était une rencontre très intéressante, instructive et inspirante. Deux auteurs en quête de sens qui avaient vraiment envie de partager leurs expériences et l’aventure de l’écriture avec nous. Prochaine rencontre organisée par le Palais de la Porte Dorée en carte blanche à Mohamed Mbougar Sarr le 16/11/19 et le 14/12/19.

Yancouba Diémé sur Boy Diaola :

Aurélie Champagne sur Zébu Boy :

 

DE PIERRE ET D’OS

De pierre de d’os de Bérengère Cournut paru aux éditions Le Tripode.

Aujourd’hui j’aimerais vous parler d’une lecture que j’ai faite la semaine dernière et qui m’a bouleversée. En effet, je pense que c’est un texte qui va marquer profondément mon parcours de lectrice, un texte qui va rester, dont j’entends encore l’écho. Laissez-vous portez par les chants inuits portés par le vent de la banquise et l’imaginaire de l’autrice. Bérengère Cournut nous happe dans un univers qui est pour beaucoup d’entre nous inconnu, lointain, inaccessible et désertique : la terre des inuits. De sa banquise, aux hommes qui l’habite en pensant par ses esprits, l’autrice nous fait toucher du doigt tout un monde. L’héroïne, Uqsuralik, se retrouve éloignée de ses parents à cause d’une fracture dans la banquise. C’est le point de départ d’une aventure, d’une nouvelle vie, survie devrais-je plutôt dire. Elle va devoir affronter la nature souvent hostile, la faim, le froid, les hommes et les esprits. Il y a certes des passages très durs sur  ce qu’endure cette jeune fille qui deviendra femme, mais il y a des passages lumineux comme des éclairs en pleine nuit. Une fois de plus Le Tripode a emballé ce magnifique texte dans un véritable écrin digne d’un grand joaillier. Le texte est minutieusement présenté à la hauteur de l’écriture de Bérengère Cournut et à la fin vous retrouver un cahier photos noire et blanc de la banquise et de ses habitants. Excellent texte pour découvrir cette maison d’édition. Excellent roman à offrir sans modération. Il a obtenu le prix du Roman Fnac, mérité à mon sens.

Note de l’éditeur :  « Les Inuit sont un peuple de chasseurs nomades se déployant dans l’Arctique depuis un millier d’années. Jusqu’à très récemment, ils n’avaient d’autres ressources à leur survie que les animaux qu’ils chassaient, les pierres laissées libres par la terre gelée, les plantes et les baies poussant au soleil de minuit. Ils partagent leur territoire immense avec nombre d’animaux plus ou moins migrateurs, mais aussi avec les esprits et les éléments. L’eau sous toutes ses formes est leur univers constant, le vent entre dans leurs oreilles et ressort de leurs gorges en souffles rauques. Pour toutes les occasions, ils ont des chants, qu’accompagne parfois le battement des tambours chamaniques. » (note liminaire du roman). Dans ce monde des confins, une nuit, une fracture de la banquise sépare une jeune femme inuit de sa famille. Uqsuralik se voit livrée à elle-même, plongée dans la pénombre et le froid polaire. Elle n’a d’autre solution pour survivre que d’avancer, trouver un refuge. Commence ainsi pour elle, dans des conditions extrêmes, le chemin d’une quête qui, au-delà des vastitudes de l’espace arctique, va lui révéler son monde intérieur. Deux ans après son roman Née contente à Oraibi, qui nous faisait découvrir la culture des indiens hopis, Bérengère Cournut poursuit sa recherche d’une vision alternative du monde avec un roman qui nous amène cette fois-ci dans le monde inuit. Empreint à la fois de douceur, d’écologie et de spiritualité, De pierre et d’os nous plonge dans le destin solaire d’une jeune femme eskimo.

Biographie de l’autrice : Bérengère Cournut est correctrice dans la presse et l’édition et écrivaine. Un temps secrétaire du traducteur Pierre Leyris, dont elle accompagne les œuvres posthumes chez l’éditeur José Corti (Pour mémoire, 2002 ; La Chambre du traducteur, 2007), elle publie son premier roman, « L’Écorcobaliseur », en 2008. Elle a publié trois livres aux éditions Attila et deux plaquettes de poésie à L’Oie de Cravan, où elle déploie un univers littéraire onirique empreint de fantaisie langagière. Elle est également auteure de « Palabres » (Attila, 2011), publié sous le pseudonyme Urbano Moacir Espedite en collaboration avec Nicolas Tainturier (ils apparaissent en page de couverture comme « traducteurs du portugnol »). Enfin, elle publie en 2016 un roman intitulé « Née contente à Oraibi » (Éditions Le Tripode) inspiré d’un voyage qu’elle a fait sur les plateaux de l’Arizona, à la rencontre de la tribu amérindienne des Hopis.