NOËL, NOËL, TU VAS VENIR BIENTÔT … Partie 2

Suite des idées cadeaux pour un Noël en poche :

L’île du point Némo / Jean-Marie Blas de Roblès / Points / 8€

 

Pour les amoureux d’aventures en aventures. Impossible à lâcher !

 

Allah n’est pas obligé / Amadou Kourouma / Points / 7€

L’histoire d’un enfant soldat raconté par lui-même. Pour ceux qui veulent s’immerger dans l’histoire de l’Afrique !

 

Uiesh / Joséphine Bacon / Mémoire d’Encrier / 12€

Parce que la vie et vieillir c’est de la poésie et que Joséphine Bacon le décrit à merveille ! Pour tous les amoureux de poésie et de la vie !

 

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Soirée lecture #2

Le 1er décembre dernier a eu lieu la seconde soirée lecture entre amoureux des livres et de la lecture. Nous étions quatre Maëva, Arnaud, Pierre-Élie et moi. Nous avons passé un moment délicieux entre houmous, salade vegan, cookies maison chocolat blanc et noir et du Chinon, parce que oui nous sommes des amoureux des bonnes choses. J’en viens directement au fait, c’est moi qui est entamé la soirée.

Les récits d’un pèlerin russe aux éditions Albin Michel dans la collection Spiritualités Vivantes. Depuis le mois de juillet je suis de retour en librairie au rayon Sciences Humaines et je me suis mis un but : lire un livre de chaque famille du rayon. J’ai donc lu ce récit qui me tourne autour depuis plusieurs années. En effet des amis, des clients m’en parlait comme d’un classique de la littérature russe. J’ai été subjuguée par la facilité d’accès de ce texte. Classé en religion dans la partie Orthodoxie, je m’attendais à un texte laborieux. Il n’en n’est rien. LA traduction doit être merveilleuse car la fluidité du récit est surprenante. Divisé en quatre partie, ce texte peut se lire comme un roman initiatique, comme une quête (le pèlerin est à la recherche de la prière du cœur), mais aussi comme une photographie de la Russie de la fin du XIXe siècle. Coup de cœur donc pour moi

Ensuite Maëva a pris la parole pour nous parler de Dans l’eau je suis chez moi de Aliona Gloukhova publié aux éditions Verticales. Maëva l’a lu sur conseil. Ça se passe en Biélorussie et c’est l’histoire d’une jeune fille de 8 ans dont le père disparaît en mer. C’est un livre qui dit comment on ne se remet pas d’une disparition. Dans ce roman l’auteure étudie le mot disparu, la disparition qui est l’état de son père. Elle mène l’enquète sur ce qui c’est passé. Maëva dit que c’est un roman sur l’oubli, que c’est un beau livre de reflexion sur le deuil, que le rapport est présent tout du long (Maëva nous lit un passage sur la natation qui l’a beaucoup touché). Belle écriture sans un mot de trop.

C’est au tour d’Arnaud de nous parler de l’Éloge de l’énergie vagabonde de Sylvain Tesson paru aux éditions Pocket. Arnaud a acheté ce livre suite à la lecture d’un article dans un magazine. Sylvain Tesson y retrace son périple à vélo entre la mer d’Aral, en passant par la mer Caspienne jusqu’en Turquie en contournant la Russie. Il suit l’oléoduc de Bakou à la Turquie. Arnaud nous dit qu’il a bien aimé le côté géopolitique des pays traversé, qu’il sent à travers ce récit que l’auteur rejette la société de consommation et il critique la position des femmes dans les pays musulmans traversés. Arnaud a aussi ressenti que l’auteur se sent mieux seul même s’il aime les gens qu’il rencontre. La conclusion n’est pas très optimiste et Sylvain Tesson dit que tant qu’on aura du pétrole on ne s’en sortira pas.

C’est Pierre-Élie qui a conclu la soirée en parlant de Leurs enfants après eux de Nicolas Mathieu paru aux éditions Actes Sud et Prix Goncourt 2018. Acheté à la librairie L’attrape cœur sur conseil de la libraire. Pierre-Élie nous dit d’abord que c’est un Goncourt normal, dans la moyenne basse même. il se base sur trois critères. Le premier c’est le langage des pauvres , le langage des jeunes ( langages encensé par la critique mais en fait très mécanique dans son utilisation de construction de phrases). Style neutre conclu Pierre-Élie. Ensuite le second critère c’est que c’est un livre de journaliste, une enquête sociologique, plate. Enfin le troisième critère c’est que c’est un roman fait pour être adapté en série comme l’un des précédents texte de Nicolas Mathieu Aux animaux la guerre. Pierre-Élie est perplexe, il attend d’un Goncourt une théorie de la vie et de l’univers mais là ça ne fonctionne pas. En revanche il conclu en nous disant que ce roman hors Goncourt est un excellent roman au style réfléchit, avec une symétrie de l’histoire très intéressante.

 

Lors de cette soirée nous avons évoqué : La collapsologie , les thèmes des prochaines soirée (teasing ! ), les coffrets de Noël (horreur malheur ou bonheur ? ), les 5 blessures qui empêchent d’être soi-même de Lise Bourbeau chez Pocket et le seul, l’unique, le grand, l’inédit qu’on retrouvera sous beaucoup de sapins de Noël cette année :

Un grand merci aux éditions du Castor Astral pour cet inédit incroyable. On en apprend beaucoup sur Pamela L. Travers, la créatrice de Mary Poppins, qui ne jamais avoir écrit pour les enfants 😉 Un bijou !

 

NOËL, NOËL, TU VAS VENIR BIENTÔT … Partie 1

NOËL, NOËL, TU VAS VENIR BIENTÔT …Première partie

Je me suis dit que si vous manquiez d’idées pour vos cadeaux de Noël je pourrais peut-être vous donner un coup de pouce. Depuis 2001, date à laquelle je suis rentrée en librairie je ne lis plus je dévore ! Alors voici une liste non exhaustive de livres que vous pouvez offrir :

Là où les chiens aboient par la queue de Estelle-Sarah Bulle aux éditions Liana Levi /19€

 

 

Pour les amoureux de l’histoire de la Guadeloupe, pour les amoureux de saga familiale, premier roman prodigieux !

 

 

 

Filles du djihad de Tabish Khair aux éditions Le sonneur /19€


 

Pour ceux qui veulent comprendre comment fonctionne la manipulation. Pour les amoureux d’histoire d’amitié. Pour tous ceux qui veulent comprendre l’actualité. Un roman à faire lire à tous ! Je vous en avais déjà parlé ici.

 

 

 

Gouverneurs de la rosée de Jacques Roumain aux éditions le Temps des Cerises éditeurs /15€

 

 

Pour tous ceux qui veulent lire LE classique de la littérature haïtienne. Combat social, vaudou, et la plus belle histoire d’amour que je n’ai jamais lu !

PRIX LITTÉRAIRES 2018

 Goncourt, Fémina, Renoudot et Médicis, qui l’a eu ?

La rentrée fût riche en coups de cœur et riche tout simplement en bons titres. À mon sens un très bon cru, de ce fait il n’y a pas eu un seul titre sous les feux de la rampe qui aurait pris réellement le dessus mais beaucoup d’auteurs ont pris la lumière des médias. Difficile dans ce contexte de départager les romans à primer. Il y a eu débat, concertations et les jurés ont choisis ! Voici les résultats :

Le prix Goncourt a été attribué à Nicolas Mathieu pour Leurs enfants après eux publié aux éditions Actes Sud.

Note de l’éditeur : Août 1992. Une vallée perdue quelque part dans l’Est, des hauts-fourneaux qui ne brûlent plus, un lac, un après-midi de canicule. Anthony a quatorze ans, et avec son cousin, pour tuer l’ennui, il décide de voler un canoë et d’aller voir ce qui se passe de l’autre côté, sur la fameuse plage des culs-nus. Au bout, ce sera pour Anthony le premier amour, le premier été, celui qui décide de toute la suite. Ce sera le drame de la vie qui commence.
Avec ce livre, Nicolas Mathieu écrit le roman d’une vallée, d’une époque, de l’adolescence, le récit politique d’une jeunesse qui doit trouver sa voie dans un monde qui meurt. Quatre étés, quatre moments, de Smells Like Teen Spirit à la Coupe du monde 98, pour raconter des vies à toute vitesse dans cette France de l’entre-deux, des villes moyennes et des zones pavillonnaires, de la cambrousse et des ZAC bétonnées. La France du Picon et de Johnny Hallyday, des fêtes foraines et d’Intervilles, des hommes usés au travail et des amoureuses fanées à vingt ans. Un pays loin des comptoirs de la mondialisation, pris entre la nostalgie et le déclin, la décence et la rage.

Le Prix Renaudot a été attribué à Valérie Manteau pour Le Sillon paru aux éditions le Tripode et dont je vous avait parlé ici.

Note de l’éditeur : « Je rêve de chats qui tombent des rambardes, d’adolescents aux yeux brillants qui surgissent au coin de la rue et tirent en pleine tête, de glissements de terrain emportant tout Cihangir dans le Bosphore, de ballerines funambules aux pieds cisaillés, je rêve que je marche sur les tuiles des toits d’Istanbul et qu’elles glissent et se décrochent. Mais toujours ta main me rattrape, juste au moment où je me réveille en plein vertige, les poings fermés, agrippée aux draps ; même si de plus en plus souvent au réveil tu n’es plus là. »

Récit d’une femme partie rejoindre son amant à Istanbul, Le Sillon est, après Calme et tranquille (Le Tripode, 2016), le deuxième roman  de Valérie Manteau.

Le Prix Fémina a été attribué à Philippe Lançon pour Le lambeau publié aux éditions Gallimard.

Note de l’éditeur : Lambeau, subst. masc.
1. Morceau d’étoffe, de papier, de matière souple, déchiré ou arraché, détaché du tout ou y attenant en partie.
2. Par analogie : morceau de chair ou de peau arrachée volontairement ou accidentellement. Lambeau sanglant ; lambeaux de chair et de sang. Juan, désespéré, le mordit à la joue, déchira un lambeau de chair qui découvrait sa mâchoire (Borel, Champavert, 1833, p. 55).
3. Chirurgie : segment de parties molles conservées lors de l’amputation d’un membre pour recouvrir les parties osseuses et obtenir une cicatrice souple. Il ne restait plus après l’amputation qu’à rabattre le lambeau de chair sur la plaie, ainsi qu’une épaulette à plat (Zola, Débâcle, 1892, p. 338).

(Définitions extraites du Trésor de la Langue Française).

Le prix Médicis à été attribué à Pierre Guyotat pour Idiotie publié aux éditions Grasset

Note de l’éditeur : «  Cet Idiotie traite de mon entrée, jadis, dans l’âge adulte, entre ma dix-neuvième et ma vingt-deuxième année, de 1959 à 1962. Ma recherche du corps féminin, mon rapport conflictuel à ce qu’on nomme le “réel”, ma tension de tous les instants vers l’Art et vers plus grand que l’humain, ma pulsion de rébellion permanente  : contre le père pourtant tellement aimé, contre l’autorité militaire, en tant que conscrit puis soldat dans la guerre d’Algérie, arrêté, inculpé, interrogé, incarcéré puis muté en section disciplinaire.
Mes rébellions d’alors et leurs conséquences  : fugue, faim, vol, remords, errances, coups et prisons militaires, manifestations corporelles de cette sorte de refus du réel imposé  : on en trouvera ici des scènes marquantes.
Drames intimes, politiques, amitiés, camaraderies, cocasseries, tout y est vécu dans l’élan physique de la jeunesse. Dans le collectif.  »

UNE ANNÉE LUMIÈRE

Une année lumière de Natacha Appanah aux éditions Gallmiard

Une année lumière de Natacha Appanah, c’est une année de chroniques écrites pour le magazine La Croix. Des chroniques sur l’identité, l’actualité,l’Île Maurice ou Mayotte, l’héritage, le féminisme, la transmission, l’écriture…Tous ces sujets sont traités du point de vue de l’intime et donnent à découvrir une auteure et une femme sensible et pleine d’humanité. Avec ses coups de gueule et ses coups de cœur, Natacha Appanah se livre entière et honnête tout en bienveillance (mot qu’on utilise pas assez, non ?). À dévorer ou picorer au grès de vos envies.

Une année lumière/Natacha Appanah/Gallimard/  €

Soirée lecture #1

Le 6 octobre dernier a eu lieu une soirée lecture des plus stimulante. En effet, depuis quelques temps, nous nous réunissons entre amoureux de lecture pour parler de livres. Le principe étant de parler d’une lecture qui nous a marqués et qu’on a très envie de partager.

Pour cette édition c’est Maëva qui nous recevait et nous étions 4 avec Pierre-Élie et Mika, un grand merci donc à Maëva pour nous avoir accueillis .

                                                 

C’est Pierre-Élie qui a commencé à prendre la parole pour nous parler de Si de Lise Marzouk paru aux éditions Gallimard. Pierre-Élie a surtout voulu partager avec nous son désappointement quand à la médiocrité de ce texte qu’il a déjà chroniqué sur son blog. Il reproche à l’auteur le manque de style et de questionnement sur un sujet qui aurait pu être plus amplement traité : le cancer de son enfant. Lise Marzouk normalienne, fait beaucoup de citations issues de la littérature médiévale au XXème siècle, sans réel lien entre les émotions ni aucune hiérarchie. Pierre-Élie dit que d’autres auteurs sont parvenus à écrire des romans splendides sur le sujet avec tout un questionnement relatif à ces situations, comme Philippe Forest dans L’enfant éternel.

Si / Lise Marzouk / Gallimard / 21€

 

                                                   

Ensuite Maëva a parlé de son ressenti de lecture de Ça raconte Sarah de Pauline Delabroy-Allard paru aux éditions de Minuit et dont Pierre-Élie avait fait une chronique. Maëva dit qu’elle n’a pas pu lâché ce texte, que c’est une chose rare. C’est une écriture passionnelle. En deux parties aux rythmes différents. À fond dans la souffrance de la fin d’une histoire. L’autrice joue sur l’écho à commencer par le titre. Énorme coup de cœur !

 

                                                        

C’est Mika qui a pris la relève en parlant de 4,3,2,1 de Paul Auster paru aux éditions Actes Sud. Mika a passé tout l’été avec ce livre de plus de 1000 pages. 4 récits parallèles d’un même personnage issu de l’immigration russe aux États-Unis des années 50 à la fin des années 60. C’est écrit sur le principe du « et si « ; et si le personnage répondait ça au lieu de ça, que ce serait il passé ? Le personnage principale, Ferguson, est un peu l’alter égo de Paul Auster. Mika dit que c’est agréable d’être embarquée dans des histoires, d’êter enveloppée par elles. Le roman traite aussi de comment les éléments de vie influent sur la personnalité

4321 / Paul Auster / Actes Sud / 28€

                                         

Maëva a choisi de parler de Le jour où mon père s’est tu de Virginie Linhart aux édtions Points Seuil. L’autrice est aussi documentariste,et a notamment réalisé un documentaire sur mai 68. C’est la fille de Robert Linhart, acteur de mai 68 fondateur du mouvement maoïste en France. Ce livre est une enquête sur le milieu militant à travers le prisme de la famille et notamment des enfants de ces derniers. Virginie Linhart parle donc de son enfance et essaye de comprendre pourquoi toutes ces familles voilent en éclats, comme la sienne. Elle tente de savoir comment on est enfant dans une famille politique. Que deviennent ces enfants ? Il existe peu de témoignage donc l’autrice est partie à la rencontre de ces personnes. Maëva dit que c’est un livre hyper intéressant d’un point de vue sociologique et politique.

Le jour où mon père s ‘est tu / Virginie Linhart / Points Seuil / 6.50€

 

                                                        

C’est donc moi qui aie clôturé la séance avec le recueil de poèmes de Joséphine Bacon, Uiesh paru aux éditions Mémoires d’encrier. Reçu la veille au soir, je l’ai ouvert et refermé uniquement à la fin de ma lecture. Relu au réveil le lendemain matin. Immense coup de cœur poétique. Un recueil de poèmes vivifiants et lumineux. L’âge de la sagesse, l’héritage de ses ancêtres innus, l’hiver, la nature, les cieux, le vent, sont autant de thématiques abordés avec une puissance implacable ! Nous avons lu chacun plusieurs textes et ce fût un merveilleux moment de partage.

« Je vis la grandeur du vent / Je sens sa beauté / Le vent me prend dans ses bras / Il souffle un air mélodieux / Que j’aimerais écrire. « 

Uiesh / Joséphine Bacon / Mémoire d’encrier / 12€

LA NUIT DU CŒUR

La nuit du coeur de Christian Bobin aux éditions Gallimard

Le livre le plus poétique de la rentrée littéraire. Conques. L’auteur s’y rend et tombe en admiration devant son abbatiale. L’inspiration lui vient du plus loin du XIème siècle et le transcende. Réflexions sur l’écriture, l’inspiration, l’amour se succèdent dans un entrelacs poétique. 104 chapitres comme autant d’étapes pour atteindre l’extase littéraire. Un pur joyau à lire, à relire. Comme le dit si bien Christian Bobin « les livres aimés sont des moulins à prières. » Je valide ! J’ai donc déjà lu et relu, surligé et appris certains passages. SUBLIME !

La nuit du coeur/Christian Bobin/éditions Gallimard/  18€

LE SILLON

Le Sillon de Valérie Manteau aux éditions du Tripode

Le seul roman de la rentrée littéraire des éditions du Tripode. Un roman dont nous allons beaucoup entendre parler dans cette rentrée littéraire. Un roman foncièrement politique, sur Hrant Dink, sur comment être arménien aujourd’hui en Turquie. Où l’on parle de ce qui se passe aujourd’hui, de sa situation politique, de poésie, de militantisme, de la place des arméniens aujourd’hui en Turquie, de Charlie Hebdo aussi. Où des auteurs comme Elif Shafak , Ohran Pamuk, Aslie Erdoğan ou encore Nazim Hikmet sont évoqués. A travers le regard un peu naïf d’une jeune française exilée en Turquie, à Istanbul, nous vivons son quotidien. L’écriture de Valérie Manteau est à fleur de peau, un peu comme son héroïne qui se cherche dans cette ville aux chants polyphoniques venus d’Arménie, de Syrie ou d’ailleurs.

C’est un roman qui donne les clés pour une lecture plus fluide de la situation des intellectuels turcs, qui éclaire sur la géopolitique ce cette région du monde qui nous paraît parfois inaccessible.

Pour aller plus loin :

Pinar Selek Parce qu’ils sont arméniens éditions Liana Levi

OhranPamuk Maudit soit l »espoir éditions Gallimard

Asli Erdoğan Le bâtiment de pierre édititions Actes Sud

Emra Serbes Taksim moonwalk chez Belleville éditions

Hrandt Dink Etre Arménien en Turquie éditions Emreinte

Nazim Hikmet C’est un dur métier que l’exil le Temps des Cerises éditeurs

Elif Shafak La bâtarde d’Istanbul éditions 10/18

Le Sillon/Valérie Manteau/Le Tripode/  €

 

 

LES FILLES DU DJIHAD

Les filles du djihad de Tabish Khair aux éditions du Sonneur

Les filles du djihad de Tabish Khair est aussi puissant que Les cerf-volants de Kaboul*, roman qui racontait, des années 70 à nos jours, un pays dévasté par la guerre : L’Afghanistan, à travers une histoire d’amitié. Les filles du djihad est une chronique de la montée du pouvoir de daech en Syrie et dans le monde, et raconte comment la manipulation est peut-être leur pouvoir le plus dangereux. Ameena et Jamila en sont les héroïnes, deux adolescentes musulmanes si différentes et pourtant musulmanes et issues  de l’immigrations. Ce qui m’a plu c’est d’être au plus prêt de ce que peut ressentir une jeune femme qui veut juste pratiquer sa religion sans être jugée, d’être au cœur du processus de radicalisation. L’auteur m’a menée par le bout du nez et j’ai adoré ça. Tabish Khair a l’art d’emmener son lecteur où il veut jusqu’au moment où il change de direction sans qu’on s’y attende et rende le récit bouleversant ! Ce roman à tout les critères réunis pour en faire un classique, un témoignage de son époque. À lire absolument pour mieux comprendre ce qui peut pousser ces jeunes gens à devenir des fanatiques, à aller jusqu’à devenir kamikazes. BRILLANT !

Les filles du djihad/Tabish Khair/éditions du Sonneur/ 19 €

*Les cerfs-volants de Kaboul de Khaled Hosseini disponible aux éditions 10/18

COMMENT T’ECRIRE ADIEU

Comment t’écrire adieu de Juliette Arnaud aux éditions Belfond, collection pointillés

Alors vous me direz que le sujet principal des chansons et des romans c’est l’Amour et qu’il a été traité des milliers de fois et je vous dirais que oui c’est vrai. Mais pourquoi (me direz vous encore) je vous parle de Comment t’écrire adieu de Juliette Arnaud ? Et bien parce qu’il s’agit là d’une rupture. Parce que chaque chapitre est vécu autour d’une chanson. Que j’adore la musique (la musique c’est la vie !). Parce que j’ai eu l’impression qu’une amie me faisait des confidences. Parce que c’est merveilleusement écrit. Que c’est un moment écrit sur le vif, avec les émotions de l’instant, sans enjoliver la réalité. Parce que c’est écrit intelligemment, Juliette Arnaud est brillante sans aucun doute. Parce que j’ai adoré lire ces parenthèses (je vous laisserais les découvrir, du pur bonheur). Un coup de cœur incontournable de cette rentrée vous l’aurez compris. Merci, Juliette, merci, bisous, merci !

Comment t’écrire adieu/Juliette Arnaud/Belfond/  17€